‹ Ramus Pierre de La RameeChapitre 85 sur 175 · PHYSIQUE ET MÉDECINE · texte numérisé non relu

PHYSIQUE ET MÉDECINE

non plus par le mouvement de ions les astres autour (lu la terre. Pourquoi faut-il que Copernic ne se soit pas attaché à construire la science des astres en s'abstenant de toute hypothèse! »

En physique comme partout ailleurs, Ramus fait la guerre aux hypothèses. Dans ses Seholœ physioe, il réclame chc'rgîquement contre Aristotc une science "véritable de la nature , au lieu d'abstractions vides de sens ou même pernicieuses, sur l'infinité et l'éternité du monde. Mais il ignore le véritable usage de l'induction, cl, dans son engouement pour la méthode déductive, il veut qu'où l'emploie en physique aussi bien qu'en géométrie, prescrivant l'ordre que suivra plus tard Descartes dans ses Principes de philosophie : « Etudier d'abord le ciel, puis les météores, puis les minéraux, les végétaux, les animaux et l'homme ; voilà les objets d'une véritable physique, et cette étude veut des esprits tout à fait libres ; car elle est si vaste et si abondante, qu'elle eût rempli la vie de dix Aristote, alors même qu'ils auraient paru à une môme époque et qu'ilss'y seraient employés tout entiers', n

Ramus recommandait également en médecine une méthode toute géométrique , et l'on doit en faire la remarque, parce que plusieurs de ses disciples furent médecins el s'appliquèrent à donner à celle science une forme à la fois plus humaine et plus méthodique. Quant à Ramus lui-même , il n'avait point étudié la médecine ; il s'était borné à lire quelques livres de Galien °.

Il ne cultiva guère davantage le droit; il ne consultait les jurisconsultes que pour y trouver l'explication de

' Scholœ phisice, 1. VIII lin.

' Nancel, p. 34. Cf. Rainus, Adv. au roy, et Sdioke math., I. II.

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