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Tu n'es pas mon époux i Âh I du Dieu qui nous voit redoutons le courrouz.
EMPSAËL.
L'amour est un présent de ce Dieu tutélaire :
Il ne peut attirer son regard de colère ;
A notre vie il est comme aux prés sont les fleurs,
Comme aux fleurs du printemps leurs suaves odeurs.
L'amour anime tout, par l'amour tout respire;
De la divinité l'amour est un sourire.
Cela dure assez longtemps et durerait encore plus si le chef des esclaves n'était allé chercher le seigneur Fernandès. — Fernandès trouve sa fille dans les bras d'Empsaël. Il est furieux. — Empsaël lui récite les quatre-vingts vers d'injures que doit subir tout tyran de tragédie, toutes fois et quantes il plaît à sa victime de les lui sangler. — Fernandès lui répond, — seulement pour qu'il reprenne haleine, — mais il lui avoue imprudemment que Mirrha est morte.
EMPSAËL.
Elle est morte! elle est mortel Quelle nouvelle affreuse! Et celui puù l'apporte...
C'est toi... son assassin!... C'est toi dont les fureurs
De sa longue agonie ont causé les douleurs!
Oh ! ma mère! ma mère ! Oh ! quelle mort horrible!