‹ Raphael d'Urbin et son père, Giovanni Santi (volume 5)Chapitre 32 sur 81 · I. Leitire jnU. perug., p. Î · texte numérisé non relu

I. Leitire jnU. perug., p. Î

Partdts Panderi Alfani, Les plus anciens renseignements sur ses ouvrages sont des années 1511 et 1513, où il peignit, avec Berto di Giovanni , les bannières des trompettes pour le magistrat et les armes de Léon X. Il a déjà été question de ses relations d'amitié avec Raphaël et de Taide que ce dernier lui prêta dans le ^tableau d'une Sainte Famille , dcStiné à l'église des Carmélites à Pérouse. Il se servit encore d'une composition de Raphaël lorsqu'il exécuta le tableau d'autel à S. Gtegorîo dcUa Sapienza Veccliia de la même ville; car la partie supérieure de ce tableau, avec la sainte Vierge et l'Enfant, est prise d'un carton de Raphaël, qui fut longtemps conservé dans la maison J.'B. Ceccomani à Pérouse. C'est aussi la même composition que celle du tableau de la galerie d'Orléans , qui appartenait en dernier lieu au poëte Samuel Rqgers à Londres. Dans ce talilcau d'autel, la Vierge, assise sur un trône d'or richement ornementé, tient l'enfant Jésus debout, qui se serre contre sa mère. Deux anges, qui volent dans les airs, suspendent une couronne au-dessus de sa tête. A gauche, saint Grégoire, debout; à droite, l'évêque Nicolas de Bari ; deux figures rempUes de dignité. Sur la bordure du vêtement de la Vierge, on lit l'inscription : A. D. MDXVIII. DOMEiNICVS. FECIT. C'est là le meilleur tableau du maître : le coloris en est vigoureux et même superbe; le dessin, correct, quoique mou et timide; quant au caractère des têtes, il est noble et gracieux, sans être pourtant profondément senti. N'est-ii pas singulier que, depuis la publication de l'ouvrage d'Orsini', ce tableau ait pu être attribué à ringegno d'Assise I .

Un autre tableau du même peintre, composé et peint tout à fait dans la manière de Raphaël, est la Sainte Famille de la Tribune à Florence, où l'enfant Jésus, assis sur les genoux de sa mère , bénit le petit saint Jean qui l'adore près de sainte Elisabeth. Le paysage, avec des rochers escarpés, rappelle la manière du Pinturicchio.

Selon Vasari et Annibalc Marîotti, ce peintre se serait fait aider

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