‹ Raphael d'Urbin et son père Giovanni SantiChapitre 101 sur 407 · EE · texte numérisé non relu

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On ignore absolument ce qu’ils sont devenus; nous avons seulement appris qu'un portrait tout semblable à la copie que nous allons décrire fut vendu, il y a quelques années, par la maison Gaetano Capponi, et sortit de l'Italie. Cette copie, faite d’après le portrait de Julien, de Raphaël, qui se trouve dans la galerie de Florence, était attribuée à Vasari dans linventaire de 1635, mais elle a été rendue aujourd’hui, et avec plus de raison, à Alexandre Allori. C’est un portrait demi-figure, vu presque de face , un peu tourné à gauche. Les traits caractéristiques de la famille des Médicis n°y sont pas méconnaissables. Giuliano porte une barbe courte ; ses cheveux, noués dans un réseau jaune, sont couverts d’une barrette noire avec trois boucles d’or, auxquelles un billet est attaché. Le cou est nu ; le vêtement qui couvre la poitrine est rouge cramoisi ; le pourpoint, noir, par-dessus lequel est une sorte de houppelande en damas gris, garnie d’une fourrure brune. De la main droite, posée sur la main gauche, il tient un papier plié. Le fond est vert. Nous avons publié, dans notre édition allemande, une estampe de ce portrait, gravée par Louis Gruner (pl. VII), en faisant des vœux pour que cette estampe’ puisse aider à la découverte de l'original.

Raphaël a eu l’occasion de peindre le portrait de Giuliano à deux époques différentes. La première fois en 1513, lorsque ce prince vint à Rome pour voir Léon X son frère, et séjourna quelque temps dans cette ville, où furent célébrées de grandes fêtes en l’honneur de sa nomination comme citoyen romain; puis, en 1514, lorsqu'il se trouva dans la même ville avec son neveu Lorenzo.

Nous avons de Léonard de Vinci la note suivante, qui se trouve sur la première feuille de son Codex X : « Le magnifique (il magnifico, comme on avait l'habitude de le nommer) Giuliano de’ Medici partit de Rome le 9 janvier 1515, au point du jour, pour aller épouser sa femme en Savoie. Le même jour mourut le roi de France. » (Louis XII mourut le 1e janvier ; mais Léonard n’aura appris la nouvelle de cette mort que le 9.)

Une copie de ce portrait (la tête seule) se trouvait dans la collection du cavaliere Vincenzo Camuccini, à Rome, mais il y était faussernent désigné comme représentant le portrait de Marc-Antoine Raimondi. Nous ne savons d’où provenait cette copie, qui doit avoir été vendue après la mort de son possesseur.

108. Portrait de Bernardo Dovizio da Bibiena', CARDINAL DE S, MARIA IN PORTICO.

Sur bois. H. 2° 9°’ 8°”; 1, 2’ 2”, mesure espagnole.

Giorgio Vasari, dans ses Ragionamenti (Firenze, 1588, p.128), donne la description suivante des portraits du cardinal da Bibiena par Raphaël :

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