Voy. Trailé de la peinture, XII, p
2. N° 184 du Catalogue de la National Gallery, qui, aux graveurs de cette composition cidessus mentionnés par M. Passavant, ajoute E. Baudet. Le carton a 9 pieds (anglais) {1 pouces de haut et 9 pieds 3 pouces de large. Les figures sont plus grandes que nature. Il a été donné par M. Prince Hoare à l'hôpital des Enfants-Trouvés (Foundling Hospital), qui l’a mis en dépôt à la National Gallery. (Note de l’édileur.)
3. Un de ces fragments, contenant le visage d’un homme barbu qui s'incline en avant, a été gravé à l’eau-forte par J, Richardson lui-même. Petit in-8, avec cette marque : RAFAEL Unsv. I.R.F.
Aujourd’hui ces fragments sont dispersés. De ceux qui furent faits pour cette tapisserie du Massacre des Innocents nous n’en connaissons que deux, qui révèlent la manière de Jules Romain.
4° La tête de la femme qui monte l'escalier, hardiment peinte à la colle, se trouve dans la collection du comte Spencer à sa résidence d’Althorp. Au lieu du mur qui fait le fond dans la tapisserie, on voit un peu de ciel, ce qui est sans doute un repeint postérieur. Dans les Ædes althorpianae, du bibliothécaire Dibdin, il y a une gravure de Worchington, faite en 1820, d’après ce fragment, que lord George John Spencer avait acquis à Rome, ainsi que le rapporte Dibdin.
20 La tête de la femme assise qui pleure, au premier plan, est dans Ja collection de Christ Church College, à Oxford. Ce dessin, assez bien conservé, quoique composé de différents morceaux rajustés, est fait à la pierre noire et vigoureusement colorié à l’eau. C’est un présent du Rév. Mordant Crachrode à l’université d'Oxford.
A la vente de la succession de Richardson, cette tête fut achetée, sous le n° 54, par le docteur Stark, pour 10 liv. st. Selon W. Gunn (Cartonensia), cette mère éplorée serait imitée de la figure allégorique d’une Province captive qui se trouve sur le piédestal de la statue colossale de Rome triomphante sur le Capitole. Le bas-relief de ce piédestal offre, il est vrai, une figure de femme assise en pleurs, mais sans enfant, et dont la pose est peu différente de celle de la mère du Massacre des Innocents ; mais Ja ressemblance des deux figures pourrait bien être un effet du hasard. Ceux qui veulent y voir une imitation de la part de Raphaël se fondent sur cette opinion que le grand peintre d’Urbin, de même que nos artistes académiques modernes, cherchait sans cesse à s’approprier les beautés de l’art antique. On pourrait, avec bien plus de raison, admettre que Raphaël a pris le motif de cette figure dans une fresque du Massacre des Innocents par Giovanni da Milano, à Assise.
c.) A droite, un homme, qui se baisse, saisit un enfant, tombé à terre, pour le poignarder; auprès de lui un autre bourreau tient un enfant sous le bras, tandis qu’il fait un mouvement vers une mère qui cherche à reprendre son enfant que lui enlève un soldat. Deux autres femmes s’enfuient remplies de désespoir. Pour fond, la porte d’une ville et quelques édifices dans un paysage. Cette tapisserie est un peu plus large que les deux précédentes , qui sont très-étroites.
GrAvuURES : $. Vouillemont, 1641, grand in-fol. —A l’eau-forte, par Louis Sommerau, 1780, in-fol. — D’après un dessin par un anonyme et marqué dans le bas: RAPHAEL D'VRBINO INUENIT. À l’eau-forte, en contre-partie. H. 9” 3”; 1. 7” Landon, n° 414.
Dodsley (London and its environs t. NL, p. 160) cite deux fragments
d’un carton du Massacre des Innocents, comme étant chez le roi de Sardaigne. Ces deux fragments nous sont inconnus.
W. Gunn, dans sa Cartonensia, cite encore trois fragments qui ont figuré dans la vente de Richardson : n° 52, la tête d’un des bourreaux, vendue, à M. Pocklington, pour 5 liv. st. 10. No 58, les têtes de deux mères (grav. dans le recueil de Sommerau, n°3), vendues pour 3 liv. st. 10. Celles-ci furent achetées plus tard, en 1779, par Flaxman, à la vente du due d’Argyll et données en présent à M. Saunders, à Bath. La première serait actuellement en la possession de M. W. Gunn; mais, comme, suivant lui (p. 43), cette tête ne se trouve point dans le Massacre des Innocents , qu'elle n’a pas l’air effaré, mais qu’elle semble plutôt gaie, nous ne savons quelle conclusion tirer de ces renseignements.
Le même écrivain dit encore (p. 204) qu’on trouve chez M. And. Fountaine, à Narford Hall, comté de Norfolk, deux des trois parties qui forment la composition entière du Massacre des Innocents. Ce seraient des esquisses dans lesquelles il n’y a point de fond d'architecture.