‹ Raphael d'Urbin et son père Giovanni SantiChapitre 208 sur 407 · Carteggio, etc. tom. II, n° xc et x, où il dit · texte numérisé non relu

Carteggio, etc. tom. II, n° xc et x, où il dit

« 25 marzo 1518... Alla Exc. del duca adviserd quello advisate della diligenzia che vi ha Raffaello da Urbino in lavorare quelle figure, che ha ordine da S. Exc.; il che so che sara molto grato a S. Exc. intendere.

« 11 Aprile 1518... La Exc. dlel duea ricorda, come avete visto per la sua, che si solleciti Raffaello da Urbino a finire piû presto che pud quelle opere che fa per S. Exc. e cosi vi ricordo che spesso glielo facciate ricordare. ÿ

« ... 15 Aprile 1518... Intendo anco quanto dite del S. Michele et nostra donna, che fa Raffaello da Urbino : che sarà cosa molto grata alla Exc. del duca intendere.

« .. 8 Maggio 1518... Circa le picture intenda che nostro signore vuole che vadino per terra; faccisi quello che piace a sua Santità. Vedete riccordare Raffaello che le acconci et facci in modo che per la via non si guastassino, maxime se piovesse.

« .. 8 Giugno 1548... El lavoro di Raffaello da Urbino crediamo saria bene mandato per mare fino in Provenza, et come advisate, perchè anderebbe più comodamente e con manco spesa et fastidio, che di li poi ordineremo quello che se ne habbi da fare.

& .. 17 maggio 4518... Circa li quadri et picture che ha facto Raffaello da Urbino, intendo quanto avisate, che non accade dir altro; havete facto bene a dirizzargli alli Barthalini a

Lione, dove troveranno ordine quello haranno a fare.

Goro Gheri a Lorenzo de’ Medici duca d'Urbino (in Francia) da Firenze 3 giugno 1518.

a .. Le picture che ha facto Raffaello d’Urbino sono a Firenze, domattina si partiranno li mulatieri che le portano. Raffaello ha mandato con quelle un suo garzone.

« ... 19 Giugno 1518... Le figure sono partite per a Lione, le quali abbiamo indrizzati a Barthalini. »

de fils aîné de l’Église et de grand maître de l’ordre de Saint-Michel, avait à combattre les doctrines de Luther qui envahissaient l'Allemagne à cette époque, car c’est seulement la veille de la Toussaint de l’année 1517, que Luther affichait publiquement, pour la première fois, les quatre-vingtquinze articles dirigés contre l’abus des Indulgences papales; mais le pape lui-même attachait sr peu d'importance à cet événement, que, sur les accusations portées contre Luther par le Prierias, Léon X répondit froidement : que le frère Martin avait un extrême bel esprit et que ces accusations n’étaient que des jalousies de moine (che fra Martino aveva un bellissimo ingeuno, e che coteste erano invidie fratesche. — Colomessi Opera, ed Fabric., p. 322.) Il paraît que cette peinture avait souffert en route ou qu'on la traita négligemment en France, car, dans les comptes de 1533 à 1546, on lit l’article suivant : « A Francisque de Boulogne, peintre, la somme de 11 livres pour avoir vaqué, durant le mois d'octobre, à laver et nettoyer le vernis à quatre grands tableaux de peinture, appartenant au roy, de la main de Raphaël d'Urbin, à savoir : le Saint Michel, la Sainte Marguerite, Sainte Anne et le portrait de la vice-royne de Naples. » (Voyez Léon de Laborde, la Renaissance des arts en France, p. 33.) En 1753, le tableau fut transporté sur toile par Picault, qui le restaura de nouveau en 1776. Picault fils le nettoya une seconde fois en 4800, et, en dernier lieu, il à été délivré de ses repeints les plus considérables par les soins de Hacquin, si bien que le maître a enfin en quelque sorte reparu. Mais on comprend que tous ces nettoyages et toutes ces restaurations n’ont pu que lui être nuisihies !.

GRAvURES : Nic. Beatrizetto. Bartsch, t. XV, p. 254, n° 30. — Par un graveur français anonyme du seizième siècle, et très-grossiérement exécutée. Haute larg. 12” 4”. — Mauvaise eau-forte, par un ancien Français, avec ces mots : S. Michael diabolum debellans, etc., in-8. — Seulement le trait, gravé chez Testelin. Très-faible. In-fol. — Petrus Lombartus, 1641, in-fol. — Nic. de Larmessin, pour le Cabinet Crozat, in-fol. — Egidius Rousselet, in-fol. — L. Surrugue, in-8°. —

J. Haussard, cintrée dans le haut. Petit in-fol. — N. Bazin, chez Mariette, petit in-8°., — Chez B. Bazin, in-4°. — Par un anonyme, avec: S. Michel diabolum debellans. Chez Jacques Chereau, avec une bordure. Haut. 9” 4”, larg. T° 37. — F. Chereau sc. Le haut cintré. Petit in-folio. — An. Séraphin, chez Edelinck. En contre-partie. Grand in-folio. — J. Godefroy, 1810, grand in-folio. — H.-G. Chatillon, grand in-fol. — G. Lüderitz sc., petit in-folio. — Alexandre Tardieu, pour le Musée Napoléon, in-fol. — Pigeot, pour la Galerie Filhol, in.8°. —— Landon,

Dans la collection de feu M. Th. Hope à Londres, il se trouve une belle copie ancienne qui est attribuée à Jules Romain, mais qui fut vraisemblablement exécutée en France par un Italien. La galerie de Schleisheim possède aussi une bonne copie de ce tableau. Dans la galerie Aguado il y

1. Estimé 200,000 fr. dans l’estimation par experts des tableaux du Louvre. Catalogue des Écoles d'Italie, par M. Villot, 1" édition de 1849. (Note de l'éditeur.)

PEINTURES DE RAPHAEL, 207 avait une ancienne copie, de la même grandeur que l’original, qui était cataloguée dans cette collection sous le nom de Raphaël.

A. B. Desnoyers cite, dans son Appendice à la Vie de Raphaël, par Quatremère de Quincy, p. 36, une répétition du tableau de Saint Michel, que Raphaël aurait peinte pour Charles-Quint, et qui se trouve à présent chez M. de Coreil, rue Vendôme, au Marais. Toutefois, la figure du démon paraît avoir été exécutée par une autre main. Il y a encore, à Paris, des copies anciennes de ce tableau dans les églises de Saint-Germain des Prés et de Saint-Sulpice ; cette dernière peinte par Mignard.

Une prétendue étude pour la tête de saint Michel, peinte sur papier, fut vendue à Paris, le 10 mai 14832, dans la succession du baron F.-R. de Silvestre, professeur de dessin de Louis XVI. H. 18”; 1. 2”. Un dessin au bistre, d’après le tableau, a été vendu, en 1850, à La Haye, pour 430 florins, à M. Sam. Woodburn de Londres !.

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