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Les peintures des socles dans la salle de Constantin

Le soubassement des figures allégoriques contient sur un fond de marbre des cariatides placées toujours deux à deux avec les emblèmes de Ja maison des Médicis, tels que l’épervier et la bague de diamant avec la” devise : Semper, devise qu'avait adoptée Pietro de Médicis, fils de Côme surnommé le Père du peuple. Voyez Dialogo dell imprese di Giovio, p.48. Entre ces cariatides, au-dessous des grands tableaux et des figures des papes, il y a des caissons, grands et petits, qui contiennent, peints en couleur de bronze jaune, divers sujets tirés principalement de la vie de Pempereur Constantin. Ils furent vraisemblablement exécutés pour la plupart d’après des dessins de Giovanni Francesco Penni. Ces sujets sont les suivants :

Au-dessous de la Harangue de Constantin : la Fortification d’un camp. — Dans les deux petits tableaux de côté : l'Empereur victorieux entrant à cheval dans la ville ; — un Cheval conduit à la suite de l’empereur.

Au-dessous de la Bataille de Constantin : trois tableaux en longueur. Des Romains, dans un camp, se préparent à l’attaque et s’exercent à lancer des flèches avec le catapulte. — Constantin, après la bataille gagnée, donnant audience aux prisonniers; derrière lui, une figure de la Victoire le couronne ; le cadavre de Maxence est retiré du fleuve. — L’Assaut d'une forteresse. — Dans les deux tableaux des côtés : le Départ du camp; — et un Vaisseau rempli de guerriers romains rapportant la tête de Maxence.

Au-dessous du Baptème, deux tableaux : Constantin ordonnant de brüler les édits contre les chrétiens. — L’Érection de l’église de Saint-Pierre par Constantin; le pape Sylvestre est ici représenté sous les traits de Clément VII; selon Vasari, l’architecte qui tient le plan serait Bramante, et le vieillard, auprès de lui, Giuliano Lemi.

Au-dessous de la Donation de la ville de Rome, trois tableaux : lImpératrice Hélène trouve la vraie Croix ; — Constantin, à genoux devant le pape qui le guérit de la lèpre ; — Constantin, malade de la lèpre, voit en songe les apôtres saint Pierre et saint Paul.

Dans la collectièn du Louvre se trouvent deux esquisses pour ces sujets exécutés par Giov. Franc. Penni. Ces esquisses, qu’on attribue à Maturino, représentent les scènes suivantes :

4° Le Cadavre de Maxence retiré du fleuve.

2 Soldats montant à l’assaut, couverts de leurs boucliers et protégés par des cavaliers.

Ces esquisses, dessinées à la plume, lavées et rehaussées de blanc, sont absolument traitées de la même manière que les deux dessins de la Vie de Léon X, tableaux des socles dans les tapisseries de l'Histoire des Apôtres.

Aux embrasures des fenêtres : deux caissons en largeur, avec des sujets allégoriques : lEncouragement de l’agriculture et des travaux des routes entre Rome et Florence. — L’Encouragement des Sciences et des Arts. — Quatre petits tableaux : les Païens, convertis au christianisme, détruisent les idoles ; — Saint Sylvestre (selon la légende) enchaîne un dragon ; — Constantin salue sa mère Hélène à son retour de Jérusalem ; — Saint Grégoire, inspiré par le Saint-Esprit, compose ses Homélies.

GRAVURES : Quatorze des dix-sept sujets des socles et des embrasures des fenêtres ont été gravés à l’eau-forte en 11 planches avec un titre dédicace au pape Alexandre VII, par Pietro Santi Bartoli, qui attribue ces peintures à Jules Romain.

Le trait des peintures complètes de la salle de Constantin, avec un texte explicatif, se trouve dans l'ouvrage de Pietro Paolo Montagnani, intitulé : Illustrazione slorico-pillorica con incüsioni a contorni dei dipinti della gran sala detta di Costantino, etc., etc. (Roma, 1:834.) In-4°.

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