Le Baptème du Christ et la Résurrection
Deux petits tableaux, à la pinacothèque de Munich.
Ces deux petits sujets, pets sur bois en largeur, semblent avoir primitivement servi de predella à un tableau d’autel du Pérugin. Longhena dit (à la page 11) que ce sont les mêmes compositions que celles de la predella de ce maître, qui était autrefois à S. Pietro Maggiore de Pérouse, et qui est actuellement à Rouen. Quant à nous, quoique le nom de Raphaël soit inscrit sur le bouclier d’un des soldats, dans la Résurrection, nous ne pouvons voir cependant dans ces deux tableaux que de jolis ouvrages de l'école du Pérugin. Ils passèrent, en 1818, de la maison Inghirami, à
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Volterra, dans la possession du roi Louis de Bavière, qui les fit placer à la pinacothèque de Munich.
261. Deux petits tableaux placés autrefois dans l’église S. Pietro Maggiore, à Pérouse.
Dans le Guida al Forestiere per la città di Perugia, 1784, p, 19, il est question de deux tableaux, de la jeunesse de Raphaël, qui étaient alors dans l’église S. Pietro Maggiore, mais dont l’état de conservation laissait beaucoup à désirer. L’un de ces tableaux représentait la Vierge avec l'enfant Jésus et quelques anges; l’autre, le Christ mort pleuré par les saintes femmes. Dans ce dernier tableau, les personnages étaient groupés en forme pyramidale, et la Madeleine se trouvait aux pieds du Christ. mais Baldassare Orsini (Vita di Pietro Perugino, p. 243) n’attribue à Raphaël que le tableau de la Vierge avec l’enfant Jésus et quelques anges ; quant à son pendant, après qu’il fut nettoyé, les connaisseurs reconnurent que ce n’était pas un ouvrage de ce maître. Dans le Catalogue des chefsd'œuvre de peintures et sculptures , qui furent portés en France en 1797 (p. 14), la Vierge est attribuée au Pérugin, et la Mise au tombeau à un élève de Raphaël. Aucun de ces deux tableaux n’est retourné en Italie après les traités de 1815, et leur sort nous est inconnu.