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À) Le Christ sur le mont des Oliviers. Près d’un tertre, le Christ, vu de pro!il, prie à genoux. Un ange descend vers lui et lui présente le calice de douleur. Tout près de lui, à ses côtés, sur le premier plan, dorment saint Jean et saint Jacques, et derrière le tertre, saint Pierre, qu’on ne voit qu’à mi-corps. Ce tableau, qui est le plus faible des trois peintures du gradin, nous semble avoir été exécuté, d’après un dessin de Raphaël, par un de ses camarades d'atelier. Il est, du reste, très-frotté et repeint. Vendu dans la galerie Bryan, pour 42 liv. sterl., en 1800. Samuel Rogers l’avait acheté de la succession de lord Eldin, à Édimbourg 1. (H. 9”, L., 40/.)
Gravé, de la grandeur de lorigimal, par Jean-Charles Flipart, pour le Cabinet Crozat; — par Couché fils et Lienard, pour la Galerie d'Orléans ; — par Ludwig Gruner, del. et sculps. London, 1849, in-fol. en larg.—ZLandon, n° 226.
B) Le Portement de Croix. Deux cavaliers ouvrent le cortége. Derrière eux, le Christ, chargé de sa croix, que le bourreau tire avec une corde, et accompagné de deux soldats. Joseph de Cyrène cherche à soulager le Sauveur du poids de la croix. A droite, la Vierge, qui s’évanouit, est secourue par trois saintes femmes et par saint Jean, qui la contemple avec douleur. C’est le plus beau des tableaux du gradin, et il est bien conservé. (H.,9”, L., 23”.) Ce tableau fut vendu dans la galerie Bryan, à Londres, en 1798, pour 150 liv. sterl., à M. Hibbert. Le possesseur actuel est M. Ph. John Miles, à Leigh Court, près Bristol.
Gravé par Nicolas de Larmessin, de la grandeur de loriginal (n° 26), pour le Cabinet Crozat —; par Couché fils et Lienard, pour la Galerie d'Orléans. — Landon, n° 216.
Il existe dans la galerie Bridgewater, à Londres, un petit tableau qui représente la même figure du Christ portant sa croix, en vêtement violet, au milieu de deux pilastres ornés d’arabesques. Il est également attribué à Raphaël ?.
C) Le Christ mort. 11 est couché sur les genoux de la Vierge ; saint Jean le soutient par-dessous les bras, et Marie-Madeleine lui baise les pieds. Aux deux côtés se tiennent debout Joseph d’Arimathie et saint Nicodème. Pour fond, un paysage avec trois arbres. C’est un beau tableau, clair, d’une grande finesse de dessin et d’un profond sentiment. L’arrangement général paraît emprunté au Pérugin. Vendu dans la galerie Bryan, à Londres, pour 60 liv. sterl. Il passa ensuite du cabinet de Bonnemaison dans celui du comte Karl von Rechberg, à Munich, et de chez ce dernier dans la collection de Sir Thomas Lawrence, puis dans celle de M. M.-A. Whyte, à
1. Il appartient aujourd’hui à miss Burdett Coutts, qui l’a acheté à la vente Rogers. (Voir Trésors d'art, etc., par W. Burger, p. 53-54.) (Note de l'éditeur.) 2, Il n’est pas porté dans le catalogue de Bridgewater Gallery (London, 1856). (Note de
l'éditeur )
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Barrow Hill, près Ashborne, Derbyshire. Il est aujourd’hui dans la possession de M. H. Dawsen. Ce tableau est bien conservé. (H., 9”, [., 40.)
Gravé par Claude Duflos, pour le Cabinet Crozat (n° 27), de la grandeur de l'original. — Par Couché fils et Lienard, pour la Galerie d'Orléans. — Lithogr. par Ekemann Allesson, in-fol., en largeur.
L’esquisse originale pour ce tableau se trouvait dans la collection Crozat. Catal. de Mariette, n° 101.
Det Æ) Saint François et saint Antoine de Padoue, Le premier, tourné à droite, tient un livre rouge et une croix; le second, tourné à gauche, tient un livre vert et une branche de lis. Le fond est bleu. (H., 9”, L., 5.)
Ces deux petits tableaux ne sont pas sans doute de Ja main de Raphaël, mais ils ont dù être exécutés sous sa direction par un de ses condisciples. Ils se trouvent aujourd’hui, sous les n° 306 et 307, à Dulwich College, dans la galerie de tableaux que Sir Francis Bourgeois légua à cet établissement.
Nous croyons devoir citer ici deux anciens tableaux pour lesquels on s’est servi de la composition du tableau principal de l’autel des religiéuses du couvent de Saint-Antoine, et qui, pour cette raison, ont été attribués à Raphaël lui-même. Un de ces tableaux se trouve dans l’église Saint-Augustin, à Pérouse, et représente la Vierge assise sur un trône avec l'enfant Jésus; saint Pierre et sainte Catherine, à gauche; saint Paul et sainte Lucie, à droite. On a seulement ajouté deux anges en prière dans les angles du haut. Sur la marche du trône on lit cette inscription : A. D. MCCCCCVINE. K. A.S. I.
C. F. von Rumobr, dans son ouvrage (/talienische Forschungen, vol. I, p. 74), explique ainsi ces abréviations : KAL. AVGVSTI. SANZIVS INVENIT., et il pense que ce tableau, ébauché par Raphaël qui l'aurait laissé inachevé, a pu être terminé par un autre peintre. — C’est là une opinion que cet écrivain n'aurait jamais émise, s’il se fût rappelé que le tableau de l’église Saint-Augustin est, dans ses parties principales, absolument conforme à celui qui est à Naples. Ce tableau ne saurait donc être qu’une copie, avec quelques changements.
Une autre peinture, dans laquelle la Vierge et l’enfant Jésus, de la composition de Raphaël, ont servi à représenter le Mariage de sainte Catherine, représente, au lieu des saints qui se trouvent dans cette composition, saint Nicolas de Tolentino d’un côté, et deux évêques de l’autre. Il y a une Annonciation dans le cadre qui le surmonte. Ce tableau, qui est dans l'église Tutti Santi, à Città di Castello, ne peut être, comme le précédent, que l’ouvrage d’un faible imitateur de Raphaël dahs sa manière péruginesque.
1. Ils sont portés tous deux dans le catalogue de Dulwich College, non plus au nom de Raphaël, mais au nom de Perugino. (Note de l'éditeur.)