‹ Raphael d'Urbin et son père Giovanni SantiChapitre 273 sur 407 · Portrait d'une jeune Dame · texte numérisé non relu

Portrait d'une jeune Dame

Demi-figure.

Feu M. le D' Kestner, conseiller de légation à Rome, acquit en 1844 un très-beau portrait de femme, provenant de Bologne, qu’on attribuait à Raphaël. Cette femme, aux traits fins et gracieux, est vue de trois quarts et tournée à gauche ; ses cheveux sont entourés d’une étoffe blanche rayée ; son cou est orné d’un collier très-mince, peint avec de l'or. Elle tient des deux mains une fourrure brune et foncée sur sa robe, qui est d’un blanc lumineux ; avee de larges manches élégamment disposées, et couvrant en partie les bras. Tous les accessoires de cette peinture sont traités de main de maître; mais la tête a souffert malheureusement et elle est tellement restaurée , que l’on ne saurait plus la juger, ni sous le rapport du dessin, ni sous celui de la couleur, laquelle est très-pâlie. Néanmoins, malgré ces détériorations , elle conserve encore une charmante expression de naïveté et de grâce. L'école de Raphaël n’est pas méconnaissable dans cet ouvrage; mais toutefois nous ne l’oserions attribuer au maitre lui-même. Ce tableau doit être aujourd’hui dans le musée fondé par M. Kestner à Hanovre. :

301. Portrait de Gio. Francesco Penni, ir ?l Fattore. Sur toile. Mi-figure.

Cet intéressant portrait avait passé de la galerie Lucien Bonaparte dans celle du prince d'Orange, depuis Guillaume IT, roi des Pays-Bas : il fut vendu , en 1850, au prix de 3,000 florins. Il représente un homme, âgé de trente ans environ, vu presque de face, un peu tourné à gauche, remarquable par une expression caractérisée de morgue et de taciturnité. Il porte la barbe sous le menton, avec la moustache ; une barrette noire couvre sa tête. La main droite, qui tient un mouchoir, repose sur une table où sont quelques fleurs d'oranger. De la main gauche il tient un papier, sur lequel on lit : Dom. Fraño Penni Florentiam. On distingue sur la table un monograrnme composé d’un S et d’un R enlacés ; le monogramme est sans doute une adjonction moderne, car le tableau a été, selon toute apparence, peint par Penni lui-même, qui s’est montré, dans cette peinture, digne élève de son grand maître.

Gravé par Testa, pour l'ouvrage intitulé : Choix de gravures à l’eau-forte , d'après les peintures originales el Les marbres de la galerie de Lucien Bonaparte. 112 gravures. Londres, chez G. Blumer et Cie, In-fol,

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