‹ Raphael d'Urbin et son père Giovanni SantiChapitre 28 sur 407 · Pax vobis · texte numérisé non relu

Pax vobis

Demi-figure sur bois ; h., 15° environ.

Le Christ, ressuscité, n’est couvert d’une draperie rouge que sur Fépaule droite et autour des reins. La couronne d’épines est encore sur sa tête qu'il incline. De la main droite il bénit, et de la main gauche il indique la plaie qu’il a dansle côté. Le ciel et le peu de paysage qui forme le fond sont d’un ton très-vigoureux. L'étude consciencieuse de la nature dans ia figure du Christ et l’exécution générale rappellent, d’une manière évidente, le tableau du palais de Blenheim: seulement, celui-ci, étant plus petit, est aussi plus délicatement terminé. La couleur des chairs est fraiche et les ombres ont un ton brun-clair. La draperie rouge est encore fortement glacée, mais elle a une sorte de grandiose dans l’arrangement. Tout nous autorise à croire que ce tableau a été peint en 1505. Sa conservation ne laisse rien à désirer. Il passa de la famille Mosca de Pesaro au comte Paolo Tosi, à Brescia.

Gravé par Ludwig Gruner, 1835, pet. in-8. Au trait, par le même, les ombres légèrement indiquées, pour la traduction italienne de l’ouvrage de M. Quatremère de Quincy, par Longhena.

28. Tête juvénile peinte à fresque sur une brique. Cette tête (on ne saurait dire si c’est celle d’un jeune homme ou d’une jeune fille) est presque vue de face, un peu penchée vers la gauche. Les cheveux bouclés sont partagés sur le sommet de la tête et tombent par masses sur les épaules, recouvertes d’une draperie à peine indiquée. Les traits du visage ont ce caractère singulier, voisin de l’afléterie, qui se rencontre quelquefois dans les ouvrages de la jeunesse de Raphaël. I] paraîtrait

LA

DE SON ÉPOQUE FLORENTINE. 35 que celte tête fut un essai préparatoire, avant l’entreprise de la grande fresque de S. Severo ; en tout cas, elle est bien de cette époque. Cette intéressante relique se trouvait chez un fripier de Pérouse, qui, n’en connaissant pas la valeur, la vendit pour 5 paoli (à peu près 2 fr. 20 cent. de France). Le roi Louis de Bavière l’acheta pour 1,000 scudi chez le comte Giulio Cesarei, à Pérouse, et la déposa à la Pinacothèque de Municb f.

Deux anciennes copies à l'huile, exécutées incontestablement d’après cette tête, que nous avons trouvées chez des marchands à Rome et à Pesaro, prouvent qu’elle était connue et estimée autrefois.

La reproduction qu’on a faite de cette peinture dans la traduction italienne de l’ouvrage de M. Quatremère de Quiney est beaucoup trop maniérée.

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