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toyen Hacquins pour ne laisser rien d’étranger au travail du peintre enfin l'ébauche de Raphaël a été découverte entièrement et laissée intacte.
Pour rendre un peu de souplesse à la peinture trop desséchée, elle a été frottée partout avec de la carde de coton imbibée d’huile, et essuyée avec de la vieille mousseline; ensuite, de la céruse broyée d'huile a été substituée à l’impression à la colle, et fixée par le moyen d’une brosse douce.
Aprèstrois mois de dessiccation , une gaze a été collée sur l’impression à l'huile, et sur celle-ci une toile fine.
Lorsque cette toile a été sèche, le tableau a été détaché de dessus la table, et retourné pour en ôter le cartonnage avec de l'eau; cette opération faite, on a procédé à faire disparaître les inégalités de la surface qui provenaient du recoquillement de ses parties; pour cela, l'artiste a appliqué successivement, sur les inégalités, de la colle de farine délayée ; puis, ayant mis un papier gras sur la partie humectée, il a appuyé un fer échauffé sur les recoquillages, qui se sont aplanis; mais ce n’est qu'après avoir employé les indices les moins trompeurs pour s'assurer du degré de chaleur convenable, qu'on se permet d'approcher le fer de la peinture.
Nous avons vu qu’on avait fixé la peinture, débarrassée de son impression à la colle et de toute substance étrangère, sur une impression à l'huile, et qu’on avait rendu une forme plane aux parties recoquillées de la surface ; le chef-d'œuvre devait encore être appliqué solidement sur un nouveau fond ; pour cela, il a fallu le cartonner de nouveau, le dégager de la gaze provisoire qui avait été mise sur l'impression, ajouter une nouvelle couche d'oxyde de plomb et d'huile, y appliquer une gaze, rendue très-souple, et sur celle-ci, également enduite de la préparation de plomb, une toile écrue, tissée tout d’une pièce, et imprégnée, à la surface extérieure, d'un mélange résineux qui devait l’assujettir à une toile pareille, fixée sur le châssis. Cette dernière opération a exigé qu'on appliquât exactement, à la toile enduite de substances résineuses, le corps du tableau débarrassé de son cartonnage, et muni d’un fond nouveau, en évitant tout ce qui pouvait lui nuire par une extension trop forte ou inégale, et cependant en obligeant tous les points de sa vaste étendue d’adhérer à la toile dressée sur le châssis. C'est par tous ces procédés que le tableau a été incorporé à une base plus durable que la première même, et prémuni contre les accidents qui en avaient produit la dégradation; puis il a été livré à la restauration, qui est l’objet de la seconde partie de ce rapport.
Nous avons été obligés de nous borner à indiquer les opérations successives dont nous avons suivi les détails nombreux; nous n’avons cherché
à donner une idée de l’art intéressant par lequel on peut perpétuer indéfiniment les productions du pinceau, que pour motiver la confiance qu'il nous à paru mériter.