‹ Raphael d'Urbin et son père Giovanni SantiChapitre 46 sur 407 · Madone de lord Cowper · texte numérisé non relu

Madone de lord Cowper

Provenant de [a maison Niccolini, à Florence. Figure jusqu'aux genoux et de grandeur

naturelle.

La Vierge est assise, tournée à gauche, presque vue de profil, tenant die la main droite l’enfant Jésus assis sur un coussin blanc qu’elle a sur les genoux. Elle le contemple avec ce charme candide particulier à

iaphaël, et pose sa main gauche sur sa poitrine. L'enfant, dont le corps est tourné du côté de sa mère, saisit le bord de la robe de celle-ci auprès diu cou et regarde le spectateur en souriant. L’expression de la figure de J’enfant Jésus ne manque pas d’afléterie et rappelle d’autres compositions analogues de la même époque, que nous avons déjà citées. Pour fond, un

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ciel bleu. Au bord du vêtement de la Vierge, sur l'épaule, on lit cette signature en lettres d’or : MDVIII. R. V.

Ce tableau, traité avec le génie du maître, est surtout d’un modelé parfait; sa conservation ne laisse rien à désirer, à l'exception de la main gauche qui a été un peu trop nettoyée.

Le comte Cowper, ambassadeur d'Angleterre à la cour de Toscane, l’acheta de la maison Niccolini, à Florence !, et le placa dans la galerie de sa résidence de Panshanger, près Hertford ?.

Gravures : Ant. Perfetti, 1831, avec une dédicace à la signora Caterina Naldini Canigiani, petit in-fol. — Dans notre Voyage en Angleterre et en Belgique (en allemand), par Nic. Hoff., in-8. — Georg. T. Doo, sculp., 1835, avec cet intitulé : « Messiah », petit in fol.— J. Bein sculp., 1835, in-fol. — Ludwig Gruner en a fait un beau dessin qu’il se propose de graver.

Une copie de ce tableau se trouve dans la possession de l'honorable M. Little, fils de lord Ramsworth.

Une autre copie fut peinte par M'° Cosway, à l’époque où le lord acquit l'original à Florence. Nous l'avons vue chez elle, à Lodi, en 1835.

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