‹ Raphael d'Urbin et son père Giovanni SantiChapitre 47 sur 407 · Madone de la Maison Colonna · texte numérisé non relu

Madone de la Maison Colonna

Sur bois ; h. 29° 6°” ; 1. 21° 6°”. Figure jusqu'aux genoux.

La Vierge, les regards fixés sur l’enfant Jésus, le soutient avec la main droite. Celui-ci, pour s’élever vers elle, s’appuie de la main gauche sur le bras droit de sa mère et lui saisit de l’autre main le bord de sa robe, sur la poitrine. La Vierge tient un petit livre de la main gauche. Un coin de paysage dans le fond.

C’est un tableau inachevé; les cheveux et le voile sont à peine ifidiqués en couleur. Les ombres manquent aux étoffes blanches et les glacis aux chairs; quelques parties du panneau dans le fond, près de la main de la Vierge, ne sont pas même couvertes. Les ombres de la robe rouge auraient besoin d’être reprises et renforcées. On peut donc supposer que les ornements d’or des vêtements, qui sont ordinairement les derniers travaux que le peintre fait dans un tableau, ont été ajoutés depuis par une autre main, afin de donner l'apparence d’une peinture terminée à un ouvrage à peine ébauché. Néanmoins cette ébauche produit un effet magique; elle nous montre comment le grand maître imprimait tout d’abord la vie et l'esprit à son œuvre; on voit qu'aux premières touches de son pinceau sa conception apparaissait avec tout son éclat.

Si nous avons dù blâmer l'espèce d’afféterie qui caractérise l’e expression de la tête de l’enfant Jésus dans le tableau de lord Cowper, nous sommes

1. Il est déjà mentionné, dans les Bellexze di Firenxe, par Cinelli (Florence, 1677, p. 409), comme se trouvant dans la maison Niccolini.

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