‹ Raphael d'Urbin et son père Giovanni SantiChapitre 48 sur 407 · Voir t. I, p · texte numérisé non relu

Voir t. I, p

DE SON ÉPOQUE FLORENTINE. 67 iforcés de critiquer, pour le même motif, la tête de la Vierge dans ce itableau.

Déjà, dans notre Histoire de Raphaël, nous avons eu l’occasion de relever l'erreur de M. de Rumobr, qui regarde la Madone de la maison Colonna comme étant le tableau dans lequel Ridolfo Ghirlandajo acheva le manteau de la Vierge, après que Raphaël fut parti de Florence. lei nous combattrons incidemment une autre opinion erronée de M. de Rumobr, qui dit, dans la préface du tome III de son ouvrage, que Vasari «désigne seulement sous le nom de Madone tout tableau représentant la Vierge et l’enfant Jésus « sans aucune autre figure. » Le savant écrivain semble avoir oublié beaucoup de tableaux auxquels Vasari donne le nom de Madones et qui ont quelquefois plusieurs figures, outre la Vierge et l'enfant Jésus. L'auteur des Vies des peintres n’appelle-t-1l pas, par exemple, Madonna della Gatta, une Sainte Famille de quatre figures, exécutée par Jules Romain, d'après une composition de Raphaël ?

Mais revenons à la Madone de la Maison Colonna. Il faut noter encore qu’elle passa, par héritage, de la famille Salviati, de Florence, dans la famille Colonna, de Rome. En dernier lieu, elle était en la possession de Maria Colonna, épouse du duc Giulio Lante della Rovere. Le chevalier Dr Bunsen, étant ministre résidant de Prusse à Rome, l’acheta de cette famille Colonna, pour le musée de Berlin.

Gravures : C.-L. Masquelier, 1820, du côté opposé, petit in-fol. — Luigi Barocci, 1827, in-fol. — Caspar, petit in-fol., pour la Société des Amis des Arts de Berlin. — Reveil, pour le Museo di Piltura e di Scultura. — P. Lighfoot sculp., 1849, fol. — Edouard Mandel del. et sculp., 1855, in-fol.

Il existe plusieurs anciennes copies de ce tableau. Une belle copie du temps se trouve dans la maison du marchese Guadagni, à Florence. Deux autres furent apportées d'Italie en Angleterre : l’une par le consul anglais R. Udney, et la seconde par M. Day, à Londres. Cette dernière, provenant de la maison Aldobrandini, appartenait, en 1831, à l'avocat Swainston, et l’autre, qui est meilleure, à M. Emmerson, marchand d’objets d'art, à Londres.

Page 1