‹ Raphael d'Urbin et son père Giovanni SantiChapitre 5 sur 407 · PE TENPP EDEN PRET POMPES TN DIRES CIDRE · texte numérisé non relu

PE TENPP EDEN PRET POMPES TN DIRES CIDRE

SOUS LA DIRECTION DE PIERRE PÉRUGIN. ÿ

Outre les originaux, il existe encore de vieilles copies mutilées, qui furent apportées dans les provinces du Rhin, par le marchand de tableaux Ricciardi. Ainsi, la figure de l’archange Michel, qui avait été coupée à micorps, se trouve au musée de Darmstadt; l’archange Raphaël avec le jeune Tobie, réduit également aux mêmes proportions, fait partie du cabinet Favier, à Strasbourg (don de Carl de Dalberg, ancien grand-duc de Francfort), et nous avons trouvé, à Mayence, les trois anges qui figurent dans le tableau principal de la Naissance du Christ.

Les têtes des deux archanges et celle de Tobie ont été gravées à l’eauforte, en 1808, de la grandeur de l'original. par J. G. Reinheimer. — L’archange Raphaël et le jeune Tobie sont gravés par C. Guérin, avec cette souscription : L'ANGE CONDUISANT LE JEUNE TOBIE. Gr. in-4°, — Le même, gravé par M. E. Klug. In-8°.

Beaucoup d’autres tableaux exécutés dans la manière du Pérugin ont été présentés comme des ouvrages de la jeunesse de Raphaël; mais nous ne saurions les accepter pour tels, lors même que ce dernier y aurait coopéré sous la direction de son maître. Nous en citerons seulement quelques-uns.

Orsini, dans sa Vita dè Pietro Perugino, émet l’opinion que Raphaël dut aider son maître dans l'exécution du tableau d’autel qui était dans la chapelle de hôtel de ville de Pérouse, et qui fait actuellement partie de la collection du Vatican. Ce tableau représente la Vierge sur un trône avec quatre saints. Mais il est constaté, par des documents, que le Pérugin peignit ce tableau en 1495, avant que Raphaël eût atteint sa douzième année !

Le même auteur dit aussi (p. 124) que quelques portions d’un tableau d’autel qui était autrefois dans le monastère Monte Morcino, et qui est aujourd’hui à l’Académie de Pérouse, ont été peintes par Raphaël, sous les yeux de Pérugin, notamment les quatre saints suivants : S Sebastian, S. Franciscus, S. Herculanus, et S. Constantius. Mais ce ne sont là que de faibles essais qui appartiennent sans doute à l’école du maître, mais qui n’ont rien du faire de son illustre élève.

Dans la sacristie de S. Pietro Maggiore , à Pérouse, on voit des copies à l’aquarelle, d’après deux Prophètes assis, dont les originaux ont disparu.

Le muste de la ville de Rouen possède trois petits tableaux sur bois, représentant l’Adoration des mages, le Baptême et la Résurrection du Christ.

Ces différentes peintures ont également fait partie du magnifique maitreautel, que le Pérugin peignit, en 1495, pour Péglise de Saint-Pierre le Majeur de Pérouse. Elles sont néanmoins indiquées comme des ouvrages de Raphaël dans l’intéressant Catalogo de’ capi d’opera di pittura, scultura, antichita, libri, storia naturale, ed altre curiosità trasportati dall'- Italia in Francia. Venezia, 1799, pag. 13 et 14. Le tableau principal est à présent au musée de Lyon.

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