PEINTURES EXÉCUTÉES SOUS LA DIRECTION DE P. PÉRUGIN
D’après les Ztalienische Forschungen de M. C. F. von Rumobr, la main de Raphaël se reconnaitrait également : 4° (vol. If, p. 346, et vol. IL, p. 25) dans un tableau d’autel que le Pérugin fit en 1500, représentant la Vierge dans une gloire et quatre saints debout dans le bas. Ce tableau passa du monastère de Vallombrosa à l’Académie de Florence ; 2° (vol. If, p. 330, et vol. III, p. 26) dans les belles figures de Sibylles, peintes, en cette même année 1500, pour le Cambhio, ou Tribunal des Changeurs, à Pérouse; et 3° (vol. IT, p. 37) dans l’Adoration des mages, que le Pérugin peignit à fresque dans l’oratoire de Confraternità de’ Bianchi, en 1504 (voyez l’appendice de notre tome I, Essai sur les peintres de l’'Ombrie), afin de laisser un souvenir de son pinceau à Città della Pieve, sa ville natale.
IL est vrai, toutes ces peintures offrent une certaine analogie avec les airs de tête et les gracieuses expressions de physionomie que Raphaël emprunta d’abord à son maître. Mais nous sommes obligés de croire, pour l'honneur du Pérugin, que ce grand peintre ne pouvait abandonner ainsi les parties les plus importantes de ses ouvrages à une main étrangère, quelque habile: qu’elle fût; d’ailleurs, rien ne révèle, d’une manière éclatante, dans ces peintures, la touche de Raphaël. Au surplus, pour de plus amples détails, nous renvoyons-à ce que nous avons déjà dit sur ce sujet (tome I, Appendice, n° V).
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