Cette écharpe est jaune, avec des reflets roses
dyomène , ni Y Aphrodite mère des Grecs, ni la Venus Génitrice , déesse tutélaire de l’amour conjugal des anciens Romains. On reconnaîtrait plutôt dans l’élan, dans la fierté de cette figure, dans ces traits fermes et accentués, dans ce caractère de force et d’orgueil, la rivale belliqueuse de Minerve et de Junon l, animée de la gloire de son triomphe et révoltée à l’idée d’une humiliation, quelque chose enfin de cette Aphrodite Victorieuse que les Spartiates adoraient comme un des types éternels de l’héroïsme. Si, au lieu de considérer les Vénus d’Arles et de Milo, dans le calme et l’impassibilité de la victoire, on se les représente dans l’ardeur de la lutte, on trouvera peut-être que ces figures et celle que le Sanzio montre ici, le cœur gonflé de haine et le regard plein de menaces, sont de même race et de même origine. La passion qui enflamme cette Vénus exagère sa beauté; la colère qui la possède est en même temps terrible et pleine d’harmonie : « Je ne crois pas qu’une « si vive lumière ait brillé sous les cils de Vénus, « quand son fils la blessa par mégarde... »
Non credo che splendesse tanto lume Sotto le ciglia a Venere trafitta Dal figlio, fuor di tutto suo costume 2.
La tête, en se tournant vivement en arrière, donne à toute la figure quelque chose d’imprévu, qui ajoute singulièrement à la grâce du mouvement général. La
\ . La statue de Vénus, à Cythère, était armée.