Le paon se dresse aux pieds de Junon
pas la plénitude ni la majesté que Polyclète avait données à sa Junon colossale, mais elle exprime un sentiment très-vif d’intérêt et de sollicitude. La bouche parle avec éloquence. L’œil, bien ouvert, regarde droit devant lui, et ce regard, qui se croise avec celui de Vénus, a quelque chose de l’Hpn poômç que les Grecs prêtaient aux yeux de la déesse. Quant aux cheveux, ils sont noués en tresses, qui des tempes viennent se rattacher derrière le cou. .. « Après avoir parfumé son beau « corps, elle peigne ses cheveux, et de ses mains forme « des tresses belles, éblouissantes, embaumées, qui « retombent de sa tête immortelle... 1 » Et par-dessus la tête flotte le voile, vu;x<psuoyivyi, que Phidias avait donné à Héré dans la frise du Parlhénon. « Ensuite, « elle couvre sa tête d’un voile qui vient d’être achevé « et dont la blancheur a l’éclat du soleil... » Ce voile, qui caractérise la déesse du mariage et qui n’est autre que 1 ’ àv axoïlu 7ït7]/ p ta de la fiancée, est ici rejeté en arrière comme dans les statues des beaux temps de l’art grec. Junon, prenant partie pour Psyché, personnifie la déesse tutélaire du mariage. C’est la matrone olympienne, qui se retrempe sans cesse dans la source <de la jeunesse et de la virginité.
Quant à Gérés, elle complète, par son geste et par son expression, la pensée traduite déjà par la figure de Junon. Type souverain de la mère universelle, le trait saillant de son culte la représentait avec