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(Homère, Oc/yss., ch. xi, v. 222.)
PSYCHÉ
semblable ici. Ce n’est plus un songe, c’est la vérité même que Raphaël exprime. Notre âme s’élance avec Psyché, et malgré le cortège de poétiques mensonges empruntés à la Fable, nous sentons que ce n’est point Éros qui nous appelle à une destinée supérieure. Nous entrevoyons, à travers cette allégorie, quelque chose de plus haut que l’antique Olympe. Cette figure, parée des grâces de la Rédemption, monte réellement vers l’Eternel, et ne va pas se perdre au sein de l’humanité divinisée. La Psyché de la Farnésine a pris le voile chrétien, et les beaux enfants qui l’accompagnent sont des Anges plutôt que des Amours. Raphaël n’a pas voulu seulement reproduire les formes et la voluptueuse élégance du génie grec; il a voulu surtout traduire le sens philosophique et la vérité religieuse du mythe païen, et il a réalisé cette beauté simple qui rattache définitivement la Renaissance à l’antiquité, sans faire de l’une l’esclave de l’autre, car l’art n’est pas là où n’est pas la liberté.
RAPHAËL ET L’ANTIQUTTÉ.
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