Comme dans la fresque v
2. Le pied droit se présente en raccourci, la plante du pied faisant face au spectateur.
PSYCHÉ
tel caractère de paternité, que son geste est en accord parfait avec la pensée qu’elle exprime. Les attributs de la toute-puissance sont là d’ailleurs pour rappeler que le dieu qui pardonne et embrasse est aussi le dieu qui punit et foudroie. L’aigle se redresse fièrement derrière son maître; il porte le foudre, « signe terrible aux mortels1, » jette un regard superbe sur l’Amour, étend ses ailes jusque sur la tête de Jupiter, et paraît d’autant plus menaçant que celui-ci s’abandonne avec plus de bonté.
Je cherche en vain, dans les représentations anciennes, une figure qui produise sur moi une impression semblable. Le marbre du musée Vatican me montre Jupiter dans sa majesté; mais cette statue, tout en s’imposant à moi par sa beauté grandiose, me frappe par son impassibilité2. Ailleurs3, la tête du maître de l’Olympe m’apparaît rayonnante de la gloire du triomphateur, mais sans m’émouvoir davantage. Dans les médailles de Mitylène et de Nu-