Cette draperie est vert clair avec des ombres jaunes
phénix, emblème de l’âme qui renaît des cendres du corps, vole à la gauche de Psyché1.
Quant à Mercure , il paraît encore ici sous des formes juvéniles, agréables et gracieuses, conformes en un mot au type créé par Praxitèle. Il soutient Psyché de son bras gauche, tandis que, de sa main droite, il lui montre le radieux séjour où il la conduit 2. Sa tête, coiffée du pétase ailé, est vue de profil et tournée vers la droite, c’est-à-dire vers Psyché; il la regarde avec attendrissement; de bienveillantes paroles semblent sortir de ses lèvres entr’ouvertes; tous ses traits respirent la douceur et la sympathie. Le torse est complètement nu; une draperie jaune couvre seulement le bras gauche, passe par-dessus l’épaule et vient s’agiter à la droite du dieu 3. La jambe droite se porte en avant, et la jambe gauche, ramenée en arrière, se perd en partie hors du champ de la fresque. C’est Mercure qui imprime à l’épouse d’Éros le mouvement qui les élève l’un et l’autre vers le ciel, et ce mouvement est aussi calme qu’il est irrésistible.
Ile rmès remplit ici l’office de conducteur des âmes (^uyoxoyxoç)4. C’est ainsi qu’on le voit dans un basrelief du musée Vatican5, marchant à grands pas, la
'I . Dans l’angle droit de la fresque.
2. Cette main droite, levée vers le ciel, tient le caducée, dont on ne voit que l’extrémité inférieure.