‹ Raphaël et l'antiquitéChapitre 131 sur 214 · Voir la médaille d’or d’Alexandre Ier, roi d’Épire · texte numérisé non relu

Voir la médaille d’or d’Alexandre Ier, roi d’Épire

3. Jupiter Œgiochus ou porte-égide, camée du Cabinet des médailles.

PSYCHÉ

il importe de rappeler ici l’autel du musée capitolin b Sur une des faces de cet autel quadrilatère, on voit Jupiter prenant possession de l’empire du ciel. Il est assis sur un trône; le globe terrestre est à ses pieds, sa tête est ceinte de la Stéphane; d’une main il tient le foudre et de l’autre le sceptre; les dieux l’entourent et lui rendent hommage. Il y a là certainement analogie de sujet avec la fresque de la Farnésine. Or, en comparant cette fresque au monument antique, on voit combien le Sanzio, tout en ayant la connaissance, ou plutôt le pressentiment de la beauté grecque, est resté lui-même et indépendant. Sa composition est loin du calme et de la sérénité qu’on admire dans la sculpture antique; mais elle accuse une chaleur d’émotion qu’on chercherait en vain sur l’autel exposé au Capitole. Il faut donc dire que si le Jupiter du Conseil des dieux est bien dans la donnée de l’antiquité, il conserve cependant un caractère moderne, auquel on ne saurait, se méprendre.

Neptune et Pluton, qui se partagèrent avec Jupiter l’empire de Cronos, sont assis à la droite du maître des dieux. Ce sont là trois formes différentes du même principe souverain. Le Jupiter Marin 2, et le Jupiter Infernal, complètent, sur les eaux et dans les enfers, aussi bien que dans l’art, cette grande idée d’un Dieu tout-puissant qui embrasse à la fois

\ . Mus. Capitole , IV, 8.

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