t>oTCc<; ( Iliade , ch. xx, v
PSYCHÉ
nirs écrasants de l’Apollon Pythien1, de l’Apollon Sauroctonos2 , de l’Apollon du Capitole3 , de l’Apollon Lycien 4, de l’Apollon Nomios 5, de l’Apollon de la médaille de Chalcis en Eubée 6, etc., l’Apollon du Conseil des dieux conserve sa valeur propre et originale. Tous ces chefs-d’œuvre entraînent mon admiration, mais ils ne l’enchaînent pas, et me laissent parfaitement libre en présence de la fresque du Sanzio. Rien d’ailleurs ne relève moins des conditions de la plastique. Raphaël est peintre par nature, et jamais il ne cherche à forcer son inclination. Ses dieux n’ont rien de la grandiose immobilité de l’antique : ils vivent et agissent; ce sont des êtres de passion, et ce n’est pas en vain qu’ils ont adopté notre humanité. Tous se mêlent avec ardeur au drame dans lequel va se décider le sort de Psyché, et dans aucun je ne vois cette superbe indifférence qui revêt d’un voile impénétrable les œuvres des anciens; on sent en eux des aptitudes et des émotions diverses, et cependant ils semblent tous animés du même désir et tendre vers le même but, affranchir
1. Cette statue, connue sous le nom d’Apollon du Belvédère, fut trouvée à Pæstum en 1503.
2. Apollon Sauroctonos (tueur de lézards), œuvre remplie de jeunesse et de grâce, imitation d’une statue célèbre de Praxitèle. '