Apollon Nomios (pasteur), statue de la vdla Ludovisi
6. La belle tète du dieu, sur cette médaille, est couronnée de laurier. (Landon, Numismatique dJ Anacharsis , I, pl. xi.)
l’âme en lui donnant l’immortalité... Cet Apollon a surtout quelque chose de vif et de lumineux. 11 n’eût peut-être pas inspiré les hymnes du vieil Olen et de l’école des Orphiques; sans doute ce n’est pas ainsi qu’il se révéla à Iléraclite et à Pythagore1; mais il rayonne d’une clarté qui rappelle son origine asiatique 2 , et qui indique en lui l’idée fondamentale d’un culte épuré rendu primitivement au soleil 3.
Bacchus suit du regard le geste d’Apollon et contemple Vénus. Rien en lui ne rappelle les formes phrygiennès sous lesquelles il pénétra en Grèce4. C’est le jeune Bacchus tel qu’il se révéla à Praxitèle, sous les traits de l’éphèbe olympien, dont la beauté flotte encore incertaine et comme indécise sur le sexe qu’il lui faut adopter. Le corps s’affaisse sur lui-même avec une langueur voluptueuse, et l’attitude est pleine de morbidesse et de mol abandon. Le bras gauche soutient le poids du torse, et la main droite, appuyée sur
1 . Apollon était le pur objet du culte de ces grands hommes.