Apollon venait de Lycie, pays de la lumière
3. Tel était en effet le culte de Delphes et de Délos. A Athènes, la fête d’Apollon s’appelait la fête du Soleil. C’est ainsi que toute cette famille de divinités grecques avait une origine orientale.
4. L’ancien Bacchus asiatique, surnommé Bassareus , apparaissait dans la magnificence d’un costume tout oriental. Ses cheveux bouclés étaient retenus par le bandeau appelé mitre, et il portait une barbe majestueuse. Une tête idéale de ce Bacchus se voit sur la médaille de la ville de Naxos en Sicile (et non pas de l’île de Naxos, comme le dit Winckelmann). Le revers de cette médaille représente Silène tenant une coupe.
PSYCHÉ
la cuisse, tient la queue de la nébride 1 2 3 4. Peut-être, pour indiquer la nature mystérieuse et demi-féminine du dieu , les formes ne sont-elles pas assez coulantes et assez fondues ; peut-être les os et les muscles sont-ils trop indiqués ; peut-être enfin les membres ne sont-ils pas assez délicats et suffisamment arrondis. Le pied cependant est d’une irréprochable finesse, et une jeune fille ne le désavouerait pas; mais les rotules sont trop accentuées, les parties saillantes de la jambe et du bras sont trop fortes et ne sauraient convenir à la divinité que Sénèque se plaît à décrire comme une vierge déguisée2. La tête, au contraire, est en parfait accord avec cette idée. Elle est vue de profil et rappelle, dans tout l’éclat de la jeunesse et de la beauté, le dieu confié au soin des nymphes, et élevé à Orchomène sous des vêtements de fille. Les feuilles et les fruits de la vigne couronnent avec harmonie cette tête juvénile, dans laquelle on pourrait voir peut-être un reflet de la beauté d’Ariadne3. L’œil est plongé dans une sorte de rêve et d’extase. Dionysos4 semble voir en pensée sa belle fiancée5, et tous ses traits expriment un mélange de vague ardeur et de doux attendrisse-
1. La néhrido (viëpiç) est la peau de chevreuil qui servait, de vêtement à Bacchus.
2. Œdipe, v. 419-423. — Pline mentionne une statue de Satyre, tenant une figure de Bacchus vêtue en Vénus. (Pline, 1. XXX VI.)
3. Voir la médaille d’argent de Sicile, sur laquelle est une tête d’Ariadne.