‹ Raphaël et l'antiquitéChapitre 144 sur 214 · Iliade, ch. v · texte numérisé non relu

Iliade, ch. v

PSYCHÉ

Il concentre toute son attention sur Gupidon, et paraît attendre avec anxiété l’arrêt de Jupiter... Comment Hercule ne serait-il pas favorable à Psyché ? Si l’épouse d’Éros s’est trouvée aux prises aVec la colère de Vénus, n’a-t-il pas été en butte à la colère de Junon? Et quand pour lui toute lutte est terminée, quand il est à jamais réconcilié avec les pouvoirs contraires , comment ne souhaiterait- il pas que Psyché put assouvir aussi pour l’éternité ce désir immense de contemplation dont parlait la légende des prêtres de Thèbes?

Il fallait rappeler , au milieu de toutes ces divinités symbolisant les grandes puissances de la nature, les fds gigantesques de l’Océan et de Téthys, ces dieux-fleuves que l’antiquité se plaisait à représenter sous la forme humaine, et qui mesuraient à leur âge l’importance de leur masse et la dignité poétique de leurs eaux. On sait qu’Homère ne les oublie pas : « Cependant, du haut de l’Olympe, Jupiter ordonne à « Thémis de convoquer l’assemblée des immortels. La « déésse vole aussitôt de toutes parts, et commande de « se rendre dans le palais de Jupiter. Aucun des fleuves « ne manque à cette réunion1... » Dans cette nombreuse famille2, Raphaël a choisi deux des membres les plus considérables, le Tigre et le Nil, et il les a placés devant Hercule, pour indiquer sans doute les

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