Cette statue est maintenant au musée du Louvre
2. On a dit, il est vrai, que Raphaël avait envoyé des dessinateurs en Grèce (voir à la page 2 du présent volume). Mais il ne vit que de pâles dessins exécutés d’après ces sculptures immortelles.
3. Les eaux du Nil, comme celles de l’Achéloüs et du Gange, étaient les eaux saintes par excellence, eaux créatrices et prophétiques, près desquelles se trouvait la région des morts.
lossale du Vatican1, et convient, en tous cas, parfaitement au dieu qui répandait partout sur son passage l’abondance et la fécondité2... Au point de vue de la composition et de l’entente générale de cette fresque, il importe de remarquer combien ces deux figures de fleuves remplissent heureusement le vide du premier plan.
Enfin Vulcain et Janus, debout derrière Hercule, complètent cette assemblée des dieux.
Vulcain, bien qu’il fût compris dans le système des douze grands dieux, n’avait conservé ni dans la poésie, ni dans l’art, la haute dignité que lui attribuait la religion. On en avait fait un forgeron habile, mais entouré d’une symbolique étrange ; on le regardait presque comme un personnage de comédie; on le montrait comme un être mal bâti, boiteux, souvent monstrueux, trompé dans sa famille et bafoué dans l’Olympe3. Raphaël cependant ne pouvait oublier le divin artiste qui avait construit et orné la salle du Conseil des dieux, et fabriqué des trépieds d’or allant
\. Celte statue, actuellement au musée Pio-Clementino, se trouvait déjà transportée au Vatican du temps de Raphaël. Dans l’antiquité, elle faisait pendant à la statue du Tibre, qui est maintenant au Louvre. Chacune de ces statues ornait une fontaine, dans l’avenue du temple d’Isis et de Sérapis, près de la Via Lata.
3. Seize enfants sont groupés sur le corps du Nil, et symbolisent les seize coudées que devait atteindre l’élévation des eaux, pour que la fertilité de l’Égypte fût complète. — On a prétendu aussi que ces enfants représentaient les génies du débordement du fleuve, en nombre égal aux seize périodes de ce débordement.