Iliade, ch. i, v
d’eux-mêmes dans l’Olympe s’offrir aux immortels1. Vulcain apparaît donc ici, mais dégagé de toute apparence burlesque ou ridicule. On sait qu’Euphranor l’avait fait non boiteux, et qu’Alcamène, loin de dissimuler cette infirmité r en avait tiré parti pour donner à son œuvre plus d’intérêt et de force2. Raphaël , voulant respecter à la fois la tradition et la beauté, a caché derrière les figures de Janus et d’Hercule toute la partie inférieure du corps de Vulcain. C’est donc un simple buste que nous voyons dans cette fresque, et ce buste est tout idéal, car il est douteux que l’Urbinate ait connu aucun des rares monuments antiques représentant Hephœstos 3. Aussi le Vulcain de la Farnésine n’est-il caractérisé ni par Y ex omis ^ des artisans, ni par le bonnet conique que portaient aussi les Cabires et les Dioscures5. Et cependant c’est bien
1 • Cg sont ces fameux trépieds que Vulcain venait d’achever, quand 1 hétis vint lui demander des armes pour son fils. ( Iliade , ch. xx.) Il est vrai qu’à cette salle resplendissante et à ces trépieds merveilleux, le Sanzio a préféré la profondeur du ciel et le vague des nuages. C’est moins archaïque peut-être, mais c’est assurément plus poétique.
2. ...In quo s tante alque vestito, leviter apparet claudicatio non deformis. (Cic., de Nat. deorum, I, 30.)