‹ Raphaël et l'antiquitéChapitre 154 sur 214 · Cette table est placée un peu plus vers la droite · texte numérisé non relu

Cette table est placée un peu plus vers la droite

2. Le lit, qui ne servait, dans les banquets, qu’à l’usage d’un seul, se nommait en grec map.Tto'S'icv, (acvoxoi-wv. On appelait rptxXiviov le lit destiné à trois personnes, et plus tard à un plus grand nombre. L’usage de ces lits, pour les repas, remontait à une haute antiquité, et les Romains le trouvèrent dès longtemps implanté dans l’ancienne Italie. D’où les LectisterneSj, fêtes religieuses, dont la fresque de la Farnésine pourrait être considérée comme une représentation. Pendant ces fêtes, on dressait dans les temples et près des autels des tables avec des lits autour, et sur ces lits on couchait les statues des dieux en l’honneur desquels se célébraient les festins. — Longtemps, à Rome, les femmes ne se couchèrent pas sur ces lits. Pendant tout le temps de la république, les dames romaines, regardant comme immodeste de s’étendre ainsi devant les tables, se contentaient de s’asseoir sur les lits. Mais depuis les premiers Césars jusqu’au commencement du ive siècle de notre ère, elles adoptèrent la coutume des hommes et se couchèrent avec eux devant la table. Elles y paraissent même couchées entre les bras de leurs maris, ainsi que le prouve ce vers de Juvénal :

Ingens

Cœna sedet : gremio jacuit nova nupta mariti.

( Sat. II, v. 120.)

— Les Grecs, qüi n’avaient pas pour usage de permettre aux femmes d’assister aux festins, étaient moins rigoureux pour les déesses, et Homère les montre assises à la table des dieux. ( Iliade , I, 579.;

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