Ovid., Met., Il, v. 13 et
PSYCHÉ
Polyclète, en les rappelant sur la couronne cle Junon à Argos1, avaient cédé l’un et l’autre à un entraînement religieux, il est certain qu’à deux mille ans de distance cet entraînement, en se communiquant à Raphaël, se traduisit par des accents, je n’ose dire plus sublimes, mais plus tendres à coup sûr, plus profonds et plus pathétiques 2.
Yulcain ayant fabriqué la foudre de Jupiter, les dieux ne voulurent plus l’admettre à leur table3. Raphaël a suivi cette tradition en plaçant Héphæstos debout à côté d’Hercule. 11 lui a d’ailleurs conservé le caractère de force et de vigueur que nous avons signalé déjà dans la fresque précédente4. Il aurait pu cependant trouver dans Homère le prétexte de montrer Yulcain en qualité d’échanson dans les Noces de Psyché : « Aussitôt Vulcain, en commençant par la droite, verse « à tous les dieux le doux nectar qu’il puise dans une « urne profonde, et un rire inextinguible s’élève au « milieu des habitants de l’Olympe, quand ils voient « le fils boiteux de Jupiter, pour les servir, s’agiter avec « effort dans les palais célestes5. » Mais le Sanzio s’est sagement gardé de servir ici d’interprète à la poésie grecque, car il eût introduit les éléments de la carica-
\ . Pausan., XII, p. 4 48.
2. On aura l’intelligence complète de ces trois figures, en étudiant le magnifique dessin à la sanguine qui a passé du cabinet de M. Ueiset dans la collection de S. A. R. Mgr le duc d’Aumale.