LES FRESQUES DE PSYCHÉ ET LES MONUMENTS ANTIQUES
L’antiquité abonde en images de Psyché et de Cupidon ; mais c’est en vain, je crois, qu’on chercherait un terme convenable de comparaison entre ies monuments du paganisme et les tableaux de Raphaël. Toutefois, avant de quitter la Farnésine, jetons un dernier regard sur les fresques qui la décorent et rappelons-nous en même temps les monuments antiques qui se rapportent à l’allégorie de Psyché.
Les œuvres cl’art inspirées par le mythe de Psyché sont en général d’époque romaine, et ne remontent guère, sauf de rares exceptions, au delà du siècle d’Adrien. Ce sont presque toujours des inventions ingénieuses, mais d’exécution médiocre. L’art grec, dans ses belles époques, n’avait pas osé prêter les formes humaines au symbole de l’Ame. Toute la poésie d’Homère brille d’un sentiment très-vif de l’immortalité, mais les images qu’il emploie n’ont rien de déterminé : « Son âme," (l’âme de Patrocle), s’envolant de son u corps, descend dans les enfers1... » « Son âme, « (l’âme d’Hector), loin du corps, s’envole dans les de-