‹ Raphaël et l'antiquitéChapitre 177 sur 214 · Mus. Pio-Clement., V, c · texte numérisé non relu

Mus. Pio-Clement., V, c

3. Lectisterne , ou banquet nuplial de Bacchus et d’Ariadne, assistés d’Hercule. — Millin, Peintures de vases , 1, 36.

ces fresques, il ressort d’une manière évidente que les deux grands tableaux de la voûte sont peints avec plus de timidité, avec moins d’ampleur et de force que les tableaux des pendentifs. Cette différence tient-elle seulement à la difficulté plus grande de peindre horizontalement sur un plafond qui nous domine, que sur un pan de mur à peu près vertical et au niveau duquel on peut se mettre à volonté? N’est-ce pas plutôt que ces fresques ayant été faites les premières, le Sanzio a laissé Jules Romain et Francesco Penni seuls aux prises avec ses cartons? Il est possible en effet que Raphaël, surchargé de travaux et se fiant d’ailleurs à ses deux élèves de prédilection, n’ait vu leurs tableaux qu’une fois découverts, et que, peu satisfait, il ait voulu donner lui-même, sur les pendentifs, la mesure de ce qu’il entendait faire. C’est alors sans doute qu’il peignit, dans la fresque où Cupidon montre Psyché aux Grâces, cette figure sur laquelle nous avons particulièrement insisté1, cette figure qu’il faut regarder sans cesse pour avoir constamment sous les yeux la seule échelle qui permette de mesurer et de comprendre partout la véritable pensée du maître.

Il y a d’ailleurs une dernière remarque à faire sur l’ensemble de ces fresques. Autant il est facile de reconnaître chacun des deux artistes qui ont interprété les grandes compositions de la voûte , autant il est difficile de dire que telle ou telle main a exécuté telle

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