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Cette peinture, qui n’a jamais été décrite, est perdue

3. Ce tableau est à Londres, chez M. Allen Gilmore. — On lit (p. 357) dans la chronique manuscrite de P. Gio. Francesco Mallazzappi, qui fut terminée en 1580, et qui se trouve chez les PP. Osservanti, à Parme : San Niccolà di Carpi. üi mano di Lorenzo Costa, con S. Catterina e Orsola, e in mezzo S. Antonio di Padova, la testa del quale si ritiene che sia di Raffaello.

4. Voir Raphaël d’Urbin et son père Giovanni Santi, par M. J. D. Passavant, t. III, p. 174, 5.

APPENDICE

fait vers Raphaël ; mais au point de vue du mérite de l’œuvre, c’est un pas rétrograde, car Timoteo délia Vite est à Andrea Mantegna et à Francia ce qu’un élève est à des maîtres, ce qu’un imitateur est à des initiateurs et à des fondateurs d’école. D’ailleurs les œuvres de Timoteo, très-rares même en Italie, sont presque totalement ignorées dans le reste de l’Europe. La partie du public qui s’intéresse aux questions d’art en France, en Angleterre et en Allemagne, peut juger par comparaison du mérite relatif de Mantegna, de Francia et de Raphaël, mais il lui est impossible de prononcer en connaissance de cause entre Raphaël et Timoteo... Quoi qu’il en soit, voyons quelle est la valeur de cette nouvelle hypothèse.

Timoteo délia Vite , après avoir étudié à Urbin les ouvrages remarquables que les maîtres de la première Renaissance y avaient laissés, alla à Pologne, où il devint l’élève de Francia, puis à Rome , où il prit part à quelques-uns des grands travaux de l’école de Raphaël. Ses ouvrages doivent donc naturellement rappeler ceux de Raibolini et ceux du Sanzio. Mais en faisant penser à ces maîtres, Timoteo ne les égale jamais; jamais il ne s’élève à la hauteur de leurs idées, et bien que doué de qualités remarquables, il n’a été que le continuateur intelligent des plus nobles traditions. Nous avons vu dans quelle mesure on doit le nommer en présence des Sibylles de l’église de la Pace 1. S’il paraît incontestable qu’il prit part à l’exécution de cette fresque, il est plus incontestable encore qu’il travailla sur les cartons de Raphaël, sous la direction et avec le concours du maître, qui n’abandonnait jamais ses élèves, et qui se portait garant devant la postérité des œuvres qu’il devait signer de son nom. Il est d’ailleurs facile de voir dans la fresque de la Pace, malgré les outrages du temps et des restaurations , ce qui appartient au maître et ce qui appartient

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