‹ Raphaël et l'antiquitéChapitre 199 sur 214 · Vasari, t. VII, p · texte numérisé non relu

Vasari, t. VII, p

2. Michel Coxie, né à Malines en 1499, était élève de Bernard van Orley. Il vint en Italie et fut fidèle aux traditions de son maître; il fut un des fervents imitateurs de Raphaël.

3. En 1545, Bernard Palissy peignit en grisaille pour Anne de Montmorency, l’année même où Léonard Limosin faisait sa belle suite d’émaux sur les dessins de Raphaël, une série de vitraux d’après ces mêmes dessins arrangés par le Rosso. A la révolution, ces vitraux passèrent du château d’Écouen

pour les fresques du château Saint-Ange. Or, comment admettre que le Florentin Piero Buonaccorsi, le plus fécond et le plus grand dessinateur de l’école de Raphaël après Jules Romain, ait emprunté dans ses fresques ou même dans les fresques exécutées sous sa direction, les idées et les dessins du Flamand Michel Coxie 1 ? Un artiste tel que Perino del Vaga pouvait se faire honneur de reproduire la pensée de Raphaël, mais hors de cette pensée souveraine il ne faisait appel qu’à lui-même. De deux choses l’une : ou les fresques du château Saint-Ange ont été peintes par Perino del Vaga et par ses élèves sur ses propres dessins, ou bien il en emprunta les motifs au Sanzio lui-même. Or, comme rien dans les gravures du Maître au Dé n’indique les traditions florentines propres au Vaga, mais qu’on y retrouve tontes les allures de l’école romaine personnifiée dans Raphaël , il faut en conclure que les mêmes sujets ont inspiré les gravures de l’école de Marc-Antoine, aussi bien que les fresques du château Saint-Ange. Ces dessins durent donc être comme un prélude aux peintures de la villa Chigi. Partout, dans les estampes, dans les émaux, dans les tapisseries, dans les vitraux pour lesquels ils ont servi de modèles, on reconnaît la

au Musée des monuments français à Paris, et furent gravés en 1803 sous la direction d’Alex. Lenoir. En 1818, ils furent restitués au duc de Bourbon, qui les plaça au château de Chantilly. S. A. R. Mgr le duc d’Aumale a fait transporter ce précieux monument dans sa résidence de Twickenham, en Angleterre.

1. Vasari nous apprend que Tiberio Crispo, qui devint plus tard cardinal, voulant embellir le château Saint-Ange dont il était gouverneur, y disposa des chambres, des loges, des salles et des appartements d'une richesse extraordinaire, pour recevoir dignement Sa Sainteté. Il ajoute que ces chambres importantes furent décorées, soit par Perino lui-même, soit d’après ses cartons. 11 nous apprend enfin que parmi les auxiliaires qui peignaient sur les cartons de Perino, le meilleur et le plus employé fut Girolamo Siciolante da Sermoneta, dont les peintures sont comparables à celles des meilleurs élèves de Raphaël. Si donc les fresques de Psyché au château Saint-Ange ne sont pas de Perino lui-même, il est vraisemblable de les attribuer à Girolamo Siciolante.

APPENDICE

trace évidente de l’esprit du Sanzio. La démonstration de cette vérité résultera de l’étude attentive des trente-deux estampes gravées par le Maître au Dé et par Augustin de Venise. Placée dans le corps même de notre ouvrage, cette étude secondaire aurait eu le grave inconvénient de fatiguer l’attention, de l’épuiser peut-être et de la détourner du sujet principal. 11 nousa donc paru plus convenable d’en faire l’objet d’une étude spéciale, qu’on pourra considérer, dans cet Appendice, comme un complément utile, sinon tout à fait indispensable1 2.

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