‹ Raphaël et l'antiquitéChapitre 209 sur 214 · Plus la vengeance a de quoi plaire aux hommes · texte numérisé non relu

Plus la vengeance a de quoi plaire aux hommes

Plus il sied bien aux dieux de pardonner.

Ainsi parle Jupiter à Vénus, dont il veut désarmer le courroux.

gravure, Mercure porte Psyché au ciel. Ces deux figures, coupées à mi-corps, sont d’un fâcheux effet. — Au fond, on voit, comme dans la fresque, Mercure offrant à Psyché le breuvage immortel.

XXXI. — Le banquet des dieux est, dans la gravure, une image tellement incomplète et tellement amoindrie de la fresque, qu’il est vraiment inutile de tenter un rapprochement sérieux. A part l’Hercule et les Heures, aucune des autres figures n’a d’analogie avec les figures de la Farnésine. La gravure pourrait cependant bien être encore la traduction infidèle d’un projet primitif.

XXXII. — Une fille naquit de Psyché et deCupidon, on l’appela la Volupté : Et nascüur Mis maturo partu fiiia, quavi Voluplatem nominamus. — Psyché est endormie sur un lit et l’Amour veille à ses côtés. Cette gravure traduit, sans assez de ménagements ni de retenue, un dessin qui dut être fort beau.

Oh! douce Volupté, sans qui, dès notre enfance,

Le vivre et le mourir nous deviendraient égaux !

Par toi, tout se meut ici-bas.

Volupté, Volupté, qui fus jadis maîtresse Du plus bel esprit de la Grèce,

Ne me dédaigne pas, viens-t’en loger chez moi;

Tu n’y seras pas sans emploi :

J’aime le jeu, l’amour, les livres, la musique,

La ville et la campagne, enfin tout; il n’est rien Qui ne me soit souverain bien,

Jusqu’au sombre plaisir d’un cœur mélancolique. Viens donc, et de ce bien, ô douce Volupté, Veux-tu savoir au vrai la mesure certaine?

Il m’en faut tout au moins un siècle bien compté; Car trente ans, ce n’est pas la peine h

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