La Fontaine, ibid., liv. II
APPENDICE
N’est-ce pas cette douce Volupté, si naïvement chantée par La Fontaine, que nous retrouvons dans l’ensemble des dessins gravés par le Maître au Dé ? Mais n’y sentonsnous pas quelque chose de plus? Les dessins de Raphaël, comme les vers de La Fontaine, charment d’abord les sens; mais ils ne s’en tiennent pas là, ils vont des sens à l’âme et la charment à son tour. C’est par la double voie de l’àme et des sens qu’on arrive à l’idée du beau, par l’intermédiaire de la nature. La beauté dans l’art ne saurait être une idée pure, elle ne peut être absolument immatérielle, elle doit avoir sa forme et sa grâce. Et nous emprunterons encore l’expression du poète pour résumer l’impression que nous laisse cette étude :
La beauté, dont les traits même aux dieux sont si doux.
Est quelque chose encor de plus divin que nous ' .