‹ Raphaël et l'antiquitéChapitre 23 sur 214 · VÉNUS ANADYOMÈNE · texte numérisé non relu

VÉNUS ANADYOMÈNE

Sur la base qui soutenait le char cTAmphitrite, dans le temple de Neptune, à Corinthe, on voyait « la mer et « la jeune Aphrodite qui s’élève au-dessus des flots2.» C’est ainsi que Raphaël a représenté Vénus. « Il l’a « montrée nue, et ce que les yeux ne doivent pas voir « n’a d’autre vêtement que les eaux. Aussi mollement a balancée que l’algue blanchissante qui flotte sur une « mer calme, aussi brillante au milieu de la plaine li- « quide qu’un lis parmi les violettes, la déesse ap- « proche du rivage, pousse devant elle une onde bouil- « lonnante, ouvrant les flots, qu’elle presse de son sein « de roses et de son cou d’albâtre3. » Il est difficile de voir quelque chose de plus séduisant que ce dessin. Vénus, « brillante de rosée4, » n’est pas ncc, elle est en train de naître. Sa poitrine seule et sa tête

1 . Le dessin que nous allons décrire se trouve dans les collections royales d’Angleterre.

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