VÉNUS DANS LES FORGES DE VULCAIN
ment. Devant Vénus en effet est l’Amour; il semble s’éloigner à regret, supplier encore sa mère, ët la quitter avec douleur, en la voyant indifférente et tout entière aux soins de sa beauté. Il tient son arc de la main gauche, porte la droite à sa tête et se retourne avec anxiété vers Aphrodite. Éros n’est pas seulement ici un bel enfant, c’est une noble figure, du style le plus élevé. Nous l’avons vu déjà aux pieds de Galatée, cet Amour au cœur tendre et sympathique. Nous reconnaissons ces yeux qui savent pleurer, cette bouche qui n’est pas faite seulement pour sourire, ces traits tour à tour tendres, terribles et compatissants. Cet enfant touche au sublime, et Raphaël est là dans toute sa force1.