Q. Visconti, Mus. Pio-Clement., t. II, tav. xuv, p
4. La rencontre de Bacchus et d’Ariadne à Naxos fut un des sujets les plus familiers à l’antiquité grecque. Plus tard, à l’époque romaine, la figure d’Ariadne endormie se transforma en un symbole qu’on plaça quelquefois sur les sarcophages.
tête1; les cheveux sont différemment traités; le cou, plus flexible, se courbe davantage et est plus entraîné par le mouvement de la tête; le vêtement enfin est absolument changé, tant pour la forme qu’il affecte que pour les parties qu’il enveloppe. L’Ariadne du Vatican porte une riche tunique grecque, composée de deux draperies rectangulaires, fermées à la ceinture, puis réunies sur les épaules et fixées par deux agrafes. Une de ces agrafes, celle de gauche, s’est détachée pendant le sommeil ; dès lors, un des pans de la tunique est tombé et a découvert le sein gauche. C’est d’ailleurs la seule partie de la poitrine qui se montre nue. Dans le dessin du Sanzio, nulle prétention à la fidélité historique du costume. Au lieu de la tunique aux mille plis, qui couvre d’une manière si savante le corps de la fille de Minos, nous 11e voyons plus qu’une draperie parfaitement harmonieuse et vraie dans sa simplicité, mais très-élémentaire et traitée par des procédés presque sommaires; elle découvre d’ailleurs, non plus
! . Dans la statue, le coude gauche, appuyé sur le rocher, porte seul le poids de la tête, qui repose sur la main gauche. Quant au bras droit, il est ramené au-dessus de la tète, mais sans poser directement sur elle, et la main droite, sans point d’appui, pend avec abandon. Dans le dessin, les deux bras sont ramenés au-dessus de la tête et posés l’un sur l’autre. Le bras gauche et son avant-bras en-* cadrent la joue gauche et le sommet de la tête; la main gauche, posée sur les cheveux, s’avance jusqu’au niveau de la tempe droite; le bras droit s’appuie sur la partie droite de la tête et du cou; l’avant-bras droit pose sur la main gauche; la main droite enfin s’allonge sur l’avant-bras gauche. Un simple bracelet, en forme de serpent, orne le bras gauche de la statue. Dans la gravure, le reptile s’enroule autour des deux bras.