‹ Raphaël et l'antiquitéChapitre 59 sur 214 · LE ZODIAQUE ET LES SIBYLLES · texte numérisé non relu

LE ZODIAQUE ET LES SIBYLLES

Deux Sibylles sont debout. L’une pose son pied sur un bloc de marbre, de manière à faire de son genou un support, pour appuyer le livre ouvert sur lequel elle écrit ses prophéties. L’autre tient également un livre, mais ce livre est fermé. Elle s’avance de face vers le spectateur, lorsque, par un mouvement soudain, elle retourne la tête à gauche et la lève vers le ciel, où apparaît le Zodiaque. Les deux têtes se présentent donc l’une et l’autre de profil, mais en sens inverse, de manière à éviter toute monotonie, de manière aussi que les lignes s’équilibrent et se commandent, comme dans toute composition sagement ordonnée. Ainsi, voilà deux simples figures de femmes presque du même âge, vêtues de la même manière, exprimant la même idée, et qui forment un tableau devant lequel l’esprit reste complètement satisfait. Ces deux Sibylles s’expliquent mutuellement, et l’une est nécessaire à l’autre. La première transcrit la vérité qui vient de

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