Ibid. , v
IPN
QUOS EGO
pagnons, tend les mains vers le ciel et s'écrie : « O trois « et quatre fois heureux ceux à qui il a été donné de « mourir à la face de leurs parents et sous les hauts « remparts d’Ilion... »
. O terque quaterque beati !
Quis ante ora patrum Trojæ sub mœnibus altis
Contigit oppelere! . 1.
En regardant ce spectacle grandiose et terrible, on se souvient aussitôt de l’implacable haine de Junon poursuivant Enée sur la terre et sur les mers, et l’on répète avec le poète : « tant de colère entre-t-elle dans les âmes des dieux... »
. Tantæne animis cœlestibus iræ!
L’interprétation de Raphaël est très-poétique, trèslargement conçue et en même temps très-fidèle. Ce Neptune, menaçant Eole, fait songer au camée de Naples sur lequel on voit Jupiter terrassant les géants 2. C’est de part et d’autre le même mouvement, la même énergie grandiose, le même geste auquel rien ne peut résister. Les quatre hippocampes qui entraînent le dieu marin ne sont pas non plus sans ressemblance avec les quatre chevaux attelés au char du maître des dieux; qu’ils se cabrent devant les vagues mugissantes ou devant les monstres qui vont être foudroyés, leur ardeur est égale, et le caractère idéal qu’ils portent en eux n’est