Ibid., v
« contrée de la terre n’est pas déjà pleine de nos malci heurs? Voici Priam. Ici donc la gloire a aussi sa « récompense; ici il y a des larmes pour les maux, « et les choses humaines touchent les cœurs mor- « tels. .. »
. Quis jam locus, inquit, Achate,
Qua®io in terris nostri non plena laboris?
En Priamus. Sunt hic etiam sua præmia laudi;
Sunt lacrimæ rerum; et mentern mortalia tangunt L ■
Alors dans ces images de la patrie ruinée, ils voient un présage de bonheur. Le dessin qui traduit cet épisode est très -bien conçu. On comprend tout de suite, au silence et au recueillement qui entourent les deux seuls personnages de cette scène, qu’on est dans l’intérieur d’un temple, que c’est la majesté divine et le souvenir d’une grande épopée qui jouent le rôle important.
La première composition du côté droit de l’encadrement montre Didon accueillant Ilionée , Ser geste et le brave Cloanthe, « que la noire tempête avait dispersés « sur la mer, et jetés à des distances infinies sur des « rives étrangères1 2. » La reine de Carthage, vêtue d’une tunique longue et d’un ample peplus , entourée de ses guerriers, est assise sur un trône élevé à l’entrée même du temple de Junon. Il est difficile de voir une figure plus fine, plus exquise et plus noble. C’est Ilio— née, le plus âgé des Troyens échappés au naufrage,