‹ Raphaël et l'antiquitéChapitre 69 sur 214 · Ibid., v · texte numérisé non relu

Ibid., v

QUOS EGO

qui expose à Didon les malheurs et les vœux de ses compagnons. Didon écoute avec attention et l’on sent à la bienveillance qu’elle exprime, quels vont être ses bienfaits. Malheureuse elle-même, elle a appris à secourir les malheureux :

Non ignara mali miseris succurrere disco 1.

On voit, dans le dessin suivant, Didon conduisant Enée dans son palais :

. Simul Ænean in regia ducit

Tecla . 2.

Il importe de remarquer la parfaite unité qui préside à toutes ces conceptions, et comme chaque personnage s’y retrouve constamment avec le caractère particulier de son importance et de sa dignité 3.

Enfin le dernier tableau qui complète la bordure inférieure fait voir Cupidon sous les traits d’Ascagne. Vénus, qui redoute la colère de Junon, a voulu assurer à Enée la protection de Didon, et a ordonné à Y Amour de faire couler un doux poison dans le cœur abusé de la reine...

Occultum inspires ignem, fallasque veneno 4.

L’Amour a donc revêtu la forme du jeune Iule, et s’est

\ . En., lib. I, v. 630. — Voir le même sujet dans le Virgile du Vatican.

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