‹ Raphaël et l'antiquitéChapitre 70 sur 214 · Ibid., v · texte numérisé non relu

Ibid., v

glissé, sous ce déguisement, dans les bras de Didon. « Celle-ci attache sur lui ses regards et son âme; de « temps en temps elle le presse sur son sein et ne sait « pas, l’infortunée, quel dieu redoutable se joue entre « ses bras... »

. Hæc oculis, hæc pectore toto

Ilæret, et interdum gremio fovet, inscia Dido Insidat quantus miseræ deus! . 1.

Couchée devant la table du festin, elle prolonge dans la nuit ses entretiens avec Énée, et boit à longs traits le poison de l’amour :

Nec non et vario noctem sermone trahebat

Infelix Dido, longumque bibebat amorem 2.

Des serviteurs empressés apportent les mets et la coupe des libations, tandis que lopas chante sur sa lyre d’or les sublimes leçons du grand Atlas :

. Cithara crinitus lopas

Personat aurata docuit quæ maximus Atlas 3.

C’est ainsi que, dans une série de neuf dessins encadrant le Qijos ego, le Sanzio a commenté, avec autant de clarté que d’harmonie, tout le premier livre de Y Enéide.

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