‹ Raphaël et l'antiquitéChapitre 71 sur 214 · Ibid., v. 748 et · texte numérisé non relu

Ibid., v. 748 et

3. Ibid., v. 740 et 744. — Entre les deux tableaux de la bordure inférieure, on lit:

Cui Venus Ascanii sub imagine mittit Amorem.

LA PESTE

LA PESTE

Raphaël a pris ensuite au troisième livre de l’Enéide le sujet d’une admirable composition, également gravée par Marc-Antoine et très-connue sous ce nom : La Peste (// Morbetto 4) .

La flotte troyenne venait d’aborder aux rivages des Curé tes. Énée avait jeté les fondements d’une ville nouvelle, et Ilion allait revivre dans Pergamée. «Déjà la jeunesse troyenne, tout entière à la cul- « ture de ses nouveaux champs, se livrait aux douces « espérances de l’hymen... Tout à coup une corrup- « tion funeste, amenée par les vapeurs infectes de l’air, « fondit sur les hommes, les arbres, les moissons : « l’année en fut frappée de mort. Tous exhalaient le « doux souffle de la vie ^ ou traînaient leurs corps mou- « rants; la canicule en feu brûlait les campagnes sté— « rites ; les herbes étaient desséchées, et l’été sans «épis refusait aux hommes leur nourriture2. » Tel

'1. Le dessin se trouve dans la galerie des Offices, à Florence. Il est exécuté à la plume, puis lavé au bistre et rehaussé de blanc. Il a beaucoup souffert. — La gravure reproduit le dessin en contrepartie. (Bartsch, t. XIV, n° 417.)

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