‹ Raphaël et l'antiquitéChapitre 74 sur 214 · Pausanias, Y, xix · texte numérisé non relu

Pausanias, Y, xix

JRAPHAEL ET L’ANTIQUITÉ.

trône d’Apollon Amycléen 4. Dès ce temps, le caractère de cette légende fut fixé, dans le style hiératique, avec des types dont les artistes durent craindre pendant longtemps de s’écarter. C’est principalement sur les vases des différentes époques qu’on peut suivre les vicissitudes de la Fable et ses modifications successives. Dans les peintures archaïques, les moindres traits mythologiques sont arrêtés de manière à conserver l’idée morale qui se rattache à chaque personnage. L’opposition du vice et de la vertu, voilà toute la moralité du Jugement de Paris „ et elle apparaît d’abord avec évidence. Junon et Minerve, enveloppées dans les plis rigides de leur vêtement, sont austères et graves. Il suffit de les regarder pour reconnaître en elles la Chasteté et la Gloire, tandis que le Plaisir est représenté par Vénus. C’est ainsi que les trois déesses se montrent, conduites par Mercure et accompagnées par Jupiter, sur les vases d’ancien style, tels que les vases de Vulci, dont les figures noires sur fond jaune sont peut-être empruntées au trône d’Amyclée ou au coffre de Cypsélus1 2. Plus l’art avance ensuite vers son dé-

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