Passavant, t. II, p
2. M. Grüner a reproduit en chromo-lithographie une de ces parois. (Voir Specimens of ornemental art. London, 1850, p. 79. )
cier toute la valeur1. Ajoutons seulement qu’outre la figure principale d’Aphrodite, la fresque rappelle l’épisode de la mutilation d’Uranus. Saturne apparaît au milieu des nuages, armé de la faucille de diamant qu’il a reçue de sa mère, et s’apprête à empêcher que la Terre tombe désormais au pouvoir de nouveaux Titans 2.
Dans le second tableau, la mer promène « sur son a onde réjouie Vénus, brillante de rosée3. » La déesse, à peine née de l’écume fécondée par le sang d’Uranus, est assise sur un monstre marin et emportée à travers les flots. Elle est vue de dos, et retourne vers nous sa tête rayonnante de beauté. Près d’elle est un Amour, monté sur un dauphin, dont il stimule l’ardeur à l’aide d’une baguette. « Cette scène est d’un charme « extraordinaire4. » Ces figures doivent être en effet délicieuses. Mais je n’en puis parler, ne les connaissant (jue par des reproductions, suffisantes seulement pour inspirer les plus vifs regrets5.
Le tableau suivant montre Vénus blessée, portant la main gauche à son sein, d’où s’échappe une goutte de sang. C’est de cette blessure, faite accidentellement par une des flèches de l’Amour, que naquit la passion de Vénus pour Adonis. Aphrodite regarde avec attendris-