I. A VIERGE A L ' Œ I L 1. F, T
(Original perdu.)
peintes par Raphaël entre i5o4 et i5o8. Pour compléter notre catalogue, il nous faudrait mentionner encore la Sainte Famille avec saint Joseph sans barbe, conservée au musée de Pétersbourg, et la Vierge avec les denx enfants, de la galerie Esterhazy, à Pesth. Mais l'origi-
nalitd du premier de ces tableaux donne lieu aux soupçons les plus fondés et le second est resté à Fétat d'ébauche. Deux autres compositions enfin, la Madone à l'œillet et la Madone apec l'enfant Jésus endormi, ne sont plus connues que par des copies anciennes. On considère comme la meilleure des copies de la Vierge à l'œillet celle du palais Spada, à Lucques. Une autre copie ancienne est entrée au Louvre avec la collection Timbal. Une troisième faisait partie de la collection Camuccini, à Rome.
La multiplicité de ces copies, dont la plupart paraissent avoir été exécutées du vivant même de Raphaël, prouve avec quelle faveur ses Madones furent accueillies dès leur apparition. Beaucoup d'artistes en apprécièrent de bonne' heure les qualités transcendantes. Mais Raphaël eut certainement pour lui toutes les mères : jamais encore la maternité n'avait été glorifiée avec une poésie, avec un éclat si grands,
I. Des juges compétents, notamment M. A. Gruyer, dans ses Vierges de Raphaël (t. III, p. 2/3), nient toute participation du maître à l'exécution de cet ouvrage. Ce qui est certain, c'est que le tableau a été tellement repeint k diverses reprises, qu'il est à peu près impossible de distinguer la main originale. Le saint Joseph n'a certainement rien de commun avec Raphaël.
CROQUIS DE R A PU A ni., D ' A P R iî S LÉONARD DL VINCI
(L'iiivcr'^itc d'Oxlbrd.)