CHAPITRE IX
Raphaël à Florence (suite) : Portraits. — Retour k Pe'rouse en i5o5 : la fresque de San-Severo; le retable de Saint-Antoine; la Madone Ansidei. — Nouveau voyage à Urbin vers iSoô : Portraits. — les Trois Grâces. — Voyage à Bologne. — Retour k Florence : Apollon et Marsyas. — Sainte Catherine. — La Mise au tombeau. — Retour k Urbin en iSoy. — Départ pour Rome.
Dans ce chapitre, il nous faut revenir en arrière pour étudier, d'une part, les compositions — ■ autres que les Madones — exécutées par le jeune maître; de l'autre, les ouvrages destines à l'Ombrie, car, pendant toute cette période, l'existence de Raphaël est partagée entre les compositions sacrées et les compositions profanes, de même qu'elle l'est entre Pérouse, Urbin et Florence.
En même temps que Raphaël cherchait à renouveler l'idéal de la Vierge et de l'enfant Jésus, il s'efibrçait de représenter avec plus de fidélité la nature vivante et de lutter avec elle sur un terrain oi^i tout ce qui s'appelait noblesse, poésie, imagination, ne lui serait plus d'aucune utilité, et où il serait réduit au seul secours de son pinceau : je veux parler de ce genre difficile entre tous, le portrait. Nous l'avons vu reproduire par le cra}"on ou par la plume, avec une précision que ne désavoueraient pas les réalistes modernes, les modèles destinés à
lui fournir les n-pes nécessaires à ses compositions religieuses, sauf à modifier ses esquisses au moment de procéder à l'exécution de l'œuvre
s'imposaient à lui, et cependant son instinct d'artiste lui disait que la copie la plus minutieuse ne mériterait pas le titre de portrait s'il ne